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Livre VII. L'Asie Orientale.
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CHAPITRE VI

LA CORÉE

La péninsule rpii se détache du continent entre la mer Jaune et la merdu Japon comme pour aller rejoindre les îles méridionales de l’archipeldu Soleil Levant, est parfaitement limitée du côté de la terre lcrme : commel'Italie , à laquelle on peut la comparer pour l’étendue et môme en partiepour la configuration orographique 1 , elle est séparée de la masse conti-nentale par des Alpes, le Taïpeï chan ou « Crande Montagne Manche » dela Mandchourie ; elle a aussi ses Apennins, qui se prolongent du nordau sud, en formant l’ossature de la presqu’île. De même qu’en Italie , leversant occidental des montagnes est, dans toute la région du centre et dumidi, la moitié vivante du pays : c’est là que se développe le cours du Tibre coréen, le Han kiang, et que s’élève Séoul , la capitale actuelle de la pénin-sule asiatique. En Corée comme en Italie , la côte tournée vers l'orient estuniforme et presque sans indentations, tandis que celle de l’ouest est pro-fondément entaillée de golfes et de haies, riche en îles et en petits archi-pels; c’est aussi au large de cette rive que s’étend la mer la plus animéepar la navigation : de même que la Corée correspond à l’Italie , de même lamer de Chine correspond à la mer Tyrrhénienne . Toutefois ces ressem-blance.s générales ne se poursuivent pas jusque dans les détails : tandisqu'au nord-est, du côté de la Mandchourie russe, la région de la frontièreest très montueuse et rend les communications difficiles entre les deuxpays, les campagnes de la vallée du Yalou kiang offrent au nord-ouest dupays un passage naturel des plus commodes entre l’intérieur de la Corée et la province chinoise de Liaotoung. De ce côté, les deux gouvernementslimitrophes avaient cru devoir créer entre eux une « marche » de défense

1 Cari Ritter, Asien ; Kohl, etc.

vn.

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