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Livre VII. L'Asie Orientale.
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CLIMAT, HABITANTS HE LA CORÉE .

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veaux villages, peu de bourgades des maisons neuves ne sajoutent aux.anciennes; les cultures gagnent sans cesse sur les terrains vagues et surles forêts, et les bêles sauvages reculent devant les colons. Même sur lacèle orientale, froide, stérile et rocheuse, la population est très dense; encertains endroits, les villages se louchent, de manière à former une villecontinue; partout, dans le voisinage de la côte, on voit un grand mouve-ment d'embarcations de pêche et de transport 1 2 . Mais, si la natalité est trèsconsidérable en Corée , la mortalité est aussi lies forte, cl diverses ma-ladies, entre antres le xoutto,cest-à-dire « leau et sol », dont lessvmplômes, tels quils sont décrits par les missionnaires, ressemblentà ceux de la pellagre, régnent dans les districts agricoles l'alimentationest insuffisante. La petite vérole fait encore plus de ravages en Corée quedans lempire Chinois : plus de la moitié des enfants succomberaient à celléau; enfin la pratique de lavortement, presque générale, réduit encorel'accroissement naturel de la population*. Dans lensemble, le climat de laCorée est considéré comme salubre : les centenaires sont, assez nombreux,ainsi qu'il ressort des tableaux ofliciels des pensions attribuées aux vieil-lards sur les fonds de l'Etal 3 .

Les Coréens sont en général de taille un peu plus élevée que les Chinoiscl les Japonais. Robustes, infatigables au travail, ils sont considérés commedexcellents ouvriers dans les ports ouverts au commerce japonais cl dansles colonies agricoles de la Mandchourie russe. Huant an type dominant,pour la forme du crâ::e et du visage, il est impossible de sen faire uneidée précise en lisant les appréciations contradictoires que donnent les voya-geurs et les missionnaires. Il est ceitain que les Coréens offrent une grandevariété de types, depuis celui que lon désigne vulgairement sous le nom demongol, jusquà ceux des Européens et des Malais. Un des extrêmes, le typeasi; e continental, se caractérise par une tête large, des pommettessaillantes, des yeux obliques, un petit nez, comme perdu dans la doublerondeur des joues, des lèvres épaisses, la barbe rare, le teint cuivré. Unautre extrême, le type « insulaire », dont les indigènes des îlesRiukiu seraientles plus purs représentants*, se distingue par un ovale allongé de la figure,un nez proéminent, une denture projetée en avant, que les lèvres entrou-verles laissent toujours voir, une barbe assez fournie, une peau fine, dont leteint mat se rapproche de la nuance presque verdâtre des Malais. Chez un

1 Voyage de la Pallas, en 1854.

2 Annales de la Propagation de la Foi, juillet 1848.

3 Palladius , Izv'estiya Roussk. Geogr. Obchtchcdva, avril 18G6.

* Léon Metchnikov, Notes manuscrites.

vu.

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