TOURANIE.NS, ARYENS ET SÉMITES DE L’ASIE ANTÉRIEURE.
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de chevaux, l’une serait, le cheval « aryen », l’autre le cheval mongol ou« touranien » '. C’est probablement aussi de l’Asie Antérieure que viennentla plupart des plantes cultivées les plus utiles, telles que l’olivier, le pru-nier, l’amandier, la vigne, et peut-être le pêcher, le lin et la luzerne, lesfèves et les pois, et surtout l’avoine, l’orge et le froment*. S’il en est ainsi,la légende n’a-telle pas raison de faire naître l’homme moderne dansces contrées? (ju’était l’animal humain avant qu’il sût faire germer du solle grain nourricier, symbolisé par les Grecs sous la forme de la déesse,lille de Demeter , qui, tantôt noire et terrible, va régner sur les ombresdes morts, tantôt blanche et joyeuse, apparaît sur la Terre pour se cou-ronner de bleuets au bord des fontaines?
Les races du Nord eurent aussi leur part notable d’influence dans ledéveloppement moral des nations qui habitent le vaste quadrilatère del’Asie Mineure. On retrouve leur esprit dans les cultes de l’Orient, sur-tout dans les pratiques de la magic, semblable au chamanisme des Sa-moyèdes et des Tonngouscs. Ces races donnèrent aussi leurs divinités, relé-guées d’ailleurs par les Hellènes dans le monde souterrain comme cellesde peuples inférieurs ; ce sont les monstres aux cent bras, les êtres dif-formes qui arrachent le minerai des entrailles de la terre et qui forgentle métal dans les cavernes retentissantes, surveillés par Yulcain, le dieuboiteux, risée des habitants de l’Olympe. De, même que les Chaldéens,dont l'enseignement astronomique, trente fois séculaire, se perpétue dansles signes du zodiaque, jusque dans notre division duodécimale et notregroupement septennaire des jours 3 , les peuples sémitiques ou sémitisés del’Asie Mineure eurent aussi une double part dans le développement desnations, à la fois par leur commerce et par l’influence religieuse. Tandisque dans le monde hellénique les groupements de citoyens avaient sur-tout un caractère civil, ils se constituaient en « congrégations » dans laPhrygie et dans les États voisins; les prêtres y commandaient au nom desdieux, et le sanctuaire était toujours le centre de la ville*. Ces subtilesreligions orientales, qui s’attachent surtout au culte de la mort, identi-fiée avec la vie par la résurrection qui succédait toujours au sacrifice,menaçaient de l’emporter sur les cultes joyeux de la Grèce , lorsqu’une
' Sanson, Comptes rendus de l’Académie des Sciences , 1869; — Piètrement, Chevaux dans lapériode préhistorique et historique.
2 Alphonse de Candolle , Géographie botanique raisonnée ; — Lieux d’origine des plaides cul-tivées.
3 Fr. Lenormant, Les Premières Civilisations ; — Oppert, Anciennes Populations de la Méso-potamie , Société d’Elhuograpliie, 1885.
4 W. M. Ramsay, Athenæum, 25 dée. 1882.
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