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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
l’Amou-daria aurait seulement 5060 mètres de hauteur; l’Anglais Biddulph,qui s’est également promené dans les prés fleuris du Baroghil, dit qu’onpourrait en cet endroit traverser facilement en voiture le faite de l’Asie 1 * .I.cs grands sommets s'élèvent, non sur celte partie du socle de l’Hindou-kouch , mais au sud, dans une chaîne qui prend son origine à l’extrémitéoccidentale du lvarakoroum et se dirige au sud-ouest entre la vallée duMastoudj et les rivières qui descendent à l’est vers le Gilgit et l’Indus.Cette chaîne latérale, désignée parfois sous le nom de « montagnes deLaliori » , d’après un col qui la franchit vers le milieu de son déve-loppement, a des cimes beaucoup plus élevées que celles de l’IIindou-koueh proprement dit. Un de ses pics, qui se dresse à 40 kilomètresau sud-ouest du seuil de Baroghil, a 0850 mètres; un autre, à l’est deTehitral, s’élève à 5700 mètres et, par une crête encore plus haute, se rat-tache à un massif oriental, dont la pointe suprême, encore innommée,dépasse 5910 mètres : c’est plus que la hauteur de l'Elbrouz , le géant duCaucase*.
En se prolongeant à l’ouest, puis au sud-ouest, l’IIindou-kouch se redressepeu à peu et paraît d’autant plus grand que le haut Oxus descend de plusd’un millier de mètres en longeant la hase septentrionale de la chaîne.Une montagne superbe, qui, vue de Mastoudj et de Tehitral, occupe avecses pyramides étincelantes et ses puissants contreforts tout un côté de l’ho-rizon, s’élève à plus de 7500 mètres, sur un chaînon méridional del’Hindou-kouch : c’est le Tiritch mir, rival des sommets du lvarakoroum 3 .Mais là aussi, dans ces régions de rochers et de frimas, l’homme arrive àse frayer un passage pendant de courtes semaines d’été. L’Ichlirak etl’Agram, au nord de Tehitral, sont constamment obstrués par les neigeset des animaux de charge ne peuvent y passer; mais plus à l’ouest, con-tournant le massif du Tiritch mir, ils gravissent le Nouksan ou « Pasdu Malheur », dont la brèche, plus liante que le Mont-Blanc , franchit lachaîne à une altitude de 5100 mètres. Le sentier qui s’élève vers le colest « coupé dans la glace et la neige », c’est-à-dire qu’on doit en taillerles marches à la surface d’un glacier; c’est aussi probablement à deschamps de glace que se rapportent les récits des indigènes sur un lac duTiritch mir entouré de colonnes en marbre blanc. Deux autres cols plusoccidentaux, le Ivhartaza et le Dora, sont, comme le A'ouksan, accessiblesaux caravanes : le Dora paraît être le plus facile; son altitude est évaluée
1 Douglas Forsyth, Proceedings of the Geographical Society, april 1879.
5 Cléments Markham , Proceedings of the Geographical Society, feh. 1879.
3 Iiiddulph, Tribes of the Hindoo Koosh.