40
NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
los campagnes du Nangnahar ou des « Neuf Rivières 1 », — des « NeufMonastères », d’après d’autres étymologistes\ — l'eu de régions sontplus riches et plus belles que ce bassin avec ses cent villages entourés dejardins, de vergers et du rideau sombre des cyprès, laissant voir çà etlà les cimes de l'amphithéâtre neigeux. De même que dans l’Amériqueespagnole les pentes des plateaux sont divisées par les indigènes en tierracalienle et en tierra friu, suivant leur climat et leurs produits, de mêmele bassin du Nangnahar est le Germsil ou « pays Chaud », tandis que lesterrasses élevées appartiennent au îserdsil ou « pays Froid 3 ».
Les ramilications méridionales du îSefid koh peuvent être considéréesdans leur ensemble comme formant les degrés extérieurs du plateau del’Afghanistan . Chacune des terrasses successives est séparée de la précé-dente par une chaîne bordière, moins élevée au-dessus de sa hase occiden-tale qu’au-dessus de la hase opposée : pour monter des bords de l’Indus auxplaines herbeuses de l’intérieur, il faut gravir une succession d'échelonsséparés les uns des autres par des terrasses de largeur inégale. La chaîneque l’on désigne ordinairement par l’appellation de Soulaïman-dagh occi-dental est la plus élevée, sinon par les pics isolés, que nul voyageur n’aencore mesurés, du moins par la hauteur moyenne de sa crête. Au sud dela brèche du Choular-gardan, qui la sépare du Selîd koh, elle se dirige sansgrandes indexions vers le Raloulchistan et va former le mur extérieur duplateau, à l’ouest des déserts de Katclii Gandava, ancien golfe creusé dansl’épaisseur des monts. Le Soulaïman-dagh occidental est le faîte de partageentre les eaux qui descendent à l’indus et celles qui s’écoulent vers les bas-sins intérieurs du plateau; il constitue aussi une limite politique, les tribusqui vivent à l’est de sa crête 11e reconnaissant point d’ordinaire la suzerai-neté de l’émir de Kaboul ; elles parcourent la contrée en toute indépendance,ou bien n’acquittent que des impôts temporaires, lorsqu’elles franchissentla limite avec leurs troupeaux. Une autre chaîne, le Soulaïman centralou « Montagne des Pouchtou », est tracée sur la plupart des cartes commela continuation de l’arête qui se détache du Seful koh près de sa grandecime, le Sikaram, et que traverse le chemin du Païwar kotal; mais il n’estpas certain qu'elle se continue régulièrement : des indigènes qui ontparcouru la contrée n’ont vu qu’un plateau montueux, sans chaîne carac-térisée 1 . Enfin, à l’est, les diverses rangées de montagnes, sans compter les
1 VVood, Journey lo llte rirer Ojius, communié par Voie.
s Rrlli'w, Ha es of Afghanistan.
5 Cléments Maikham. Proceedings of the Geographical Society, I, 18711.
* Ravcrtv. Aol es of Afghanistan and. sonie parts of Baluchistan .