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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

considérer par Ions les autres clans comme formant une classe supérieure.Chaque peuplade obéit à un beg on sultan, qui rend la justice, imposedes amendes, condamne à la prison et même à la peine de mort. Sou-vent ces petits chefs guerroient entre eux; souvent aussi ils entrent enconfédérations temporaires, soit pour dépouiller un puissant voisin, soitpour refuser l’impôt aux envoyés de l’émir de Kaboul ; la carte politiquedu pays change incessamment, suivant les vicissitudes des combats, lesintérêts et les caprices des souverains. Mais, dans le voisinage des tribusafghanes, la plupart des clans hezareh ont abandonné leur régime poli-tique d’origine étrangère pour s’organiser en petits groupes républicainscomme ceux des Ghilzaï. Sur le pourtour de la contrée des Hezareh, lescroisements ont en maints endroits modifié sensiblement la race et l’onrencontre un grand nombre de Mongols à physionomie afghane , de mêmeque des Ghilzaï dont les traits ressemblent à ceux des Kalmouks. C’est parl'intermédiaire des peuplades de race croisée que se fait le commerce desAfghans avec les Hezareh, d’ailleurs simple mouvement d’échanges ennature, presque sans importance économique. De nos jours, les Hezarehémigrent en foule dans l’IIindoustan, où ils travaillent comme canton-niers, puisatiers et terrassiers; des milliers d’entre eux sont esclaves demaîtres afghans.

La différence de culte est. probablement la raison qui fait classer lesAïmak comme une nation à part, distincte des Hezareh. Tandis que ceux-cisont chiites comme les Persans, les Aïmak, — c’est-à-dire les « Tribus »par excellence, — sont d’ardents sunnites comme les Afghans ; mais lesclans aïmak, du moins ceux de l’est, ne diffèrent point des « Mille »pour l’origine : comme enx, ils descendent de Mongols, et même plusieurskheil, notamment une peuplade des montagnes de Ilcrat, dont tous leshommes exercent de père en lîls la profession de charbonniers, parlentdes dialectes mongoliques. Les Aïmak, dont la tribu principale porte encorele nom tout mongol de Iviptchak, habitent les pâturages montueux du Ghour,au sud du pays des Hezareh, les hautes vallées de l’amphithéâtre de mon-tagnes qui entoure le bassin de Herat et les pentes septentrionales duParopamisus, sur le versant turkmène; en outre, des Taïmouri, l’une des« (Juatre Tribus 3> ou Tchahar Aïmak 1 , se sont établis à l’ouest de Herat , enplein territoire persan. La plupart des Aïmak vivent encore en « hordes»,c’est-à-dire sous la tente; leurs ourdou, disposés irrégulièrement prèsd’une tour de défense qui abrite le chef, se composent de tentes en feutre

1 Cari Hitler, Asien , vol Vit.