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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
sud-ouest au nord-est 1 . Ne pourrait-on admettre l'hypothèse que, sur lesplateaux du Baloutchistan comme dans les plaines du Thar indien, la formeet l’orientation des dunes dépend, dans une certaine mesure, des vibra-tions du sol?
Le Baloutchistan est, par l’étagement et l’exposition de ses terrasses, undes pays où, dans un espace relativement peu étendu, les climats locauxprésentent le plus grand contraste. Dans les bassins argileux ou rocheux dulittoral marin, de même que dans la plaine de Katchi-Gandava, au pied desmonts Brahoui, que d’endroits comparés proverbialement à l’enfer à causede la chaleur accablante qu’on y subit, et sur les plateaux, à plus de2000 mètres d’élévation, que d’espaces découverts, où les voyageurs, exposéscà toute la violence des vents froids, ont à craindre en hiver d’être ensevelissous la neige! Naturellement, la végétation offre un contraste correspon-dant à celui du climat ; mais dans les plaines comme sur les plateaux, ilest peu de régions où se voient de véritables forêts. Il n’existe point degrands arbres dans le Baloutchistan : ceux qui dépassent 8 ou 10 mètressont les géants du monde végétal. Sur les pentes des montagnes croissentdes espèces de genévriers, et le happour, ziziplms jujuba, dont le bois esttrès apprécié pour la construction; dans les vallons, les hameaux sontentourés de platanes, de mûriers, de tamariniers, de mélias azcdarach; dessaules ombragent le bord des ruisseaux. Presque tous les arbres fruitiersdont l’Asie Antérieure est la patrie originaire prospèrent dans le Balou-tchistan , abricotiers, pêchers, poiriers, pommiers, coignassiers, pruniers,grenadiers, amandiers, noyers, figuiers, vignes; les manguiers et les dat-tiers des plaines donnent d’excellents fruits. Dans les terres chaudes de lacontrée, la plante la plus commune est le pich ( chamærops ritchiana),espèce de palmier nain dont les racines rampantes se prolongent à 4 et5 mètres dans le sol. Cette plante est aussi utile au Baloutcbc que le bamboul’est au Barman : on en mange le fruit et les jeunes pousses, on en fabriquede l’amadou, des cordes, des sandales et surtout des nattes, qui sont d’untrès bon usage 8 .
Aux altitudes correspondantes, la faune du Baloutchistan , bien peuconnue avant l’exploration de Saint-John, ne diffère point de celle desplateaux afghans, des plaines du Ililmend et de l’Indus. Il n’est pas exact,comme on le croyait naguère, que le lion, devenu si rare dans l’Inde , sesoit encore maintenu dans certaines parties du pays baloutehe; mais les léo-
1 Griesbach, Manoirs of the Geological Survey of India , vol. XVIII, part I. 1X81.
s Mac Gregor, ouvrage cité ; — Floycr, L'ne.rplored Baluchistan .