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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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MONTAGNES DES TURKMÈNES.

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sont fortifiées avec soin, et sur le point le plus élevé du rocher, à l’ouest dumassif, se dresse une citadelle, maintenant en ruines, an milieu de laquelleun village a surgi. De l’ancien palais fortifié de Nadir, la vue s’étend auloin sur les plaines grises des Turkmènes, tandis qu’au sud se profile lalongue chaîne du lvara dagh ou «Montagne Noire », se continuant à l’ouestpar le llazar Masdjid ou les « Cent Mosquées ». Le pic le plus élevé qui donneson nom à la rangée de pics se découpe en une multitude d’aiguilles, quel’imagination fervente des pèlerins de Meched compare à des minaretsgigantesques ‘.

Au nord-ouest du « Fort de Nadir », d’autres massifs placés en dehorsdu versant septentrional de la chaîne limitent les riches et fertiles bassinsdu Dérégliez ou « Val des Tamaris », les plus verdoyants que possède laPerse, après les régions du littoral caspicn, dans le Gliilan et le Mazandc-ran. C’est au pied de ces monts avancés que s’arrête actuellement, à la sta-tion d’Askhabad, le chemin de fer construit par l’armée russe lors de laguerre contre les Turkmènes Tekke et destiné sans doute à se continuerdans un avenir prochain vers l’Afghanistan en longeant la hase des mon-tagnes ; les ingénieurs russes ont aussi proposé de tracer une voie ferréequi franchirait la chaîne par l’une des vallées du Dérégliez et redescendraitau sud-est dans la direction de Meched. A quelque distance au delà du colde Garm-ab, les deux versants de la chaîne maîtresse font partie des nou-velles possessions russes : la frontière descend dans la vallée du Sainbar,puis traverse son affinent le Tchambir, et longeant la ligne de partageentre le bassin du Sambar et celui de l’Atrck, va rejoindre le confluent desdeux rivières. Dans cette région, les monts s’abaissent graduellement versla Caspienne et le plateau d’Iran peut être escaladé sans peine par les voya-geurs qui suivent les nombreuses vallées ouvertes entre les ramificationsdivergentes des chaînes de montagnes. Les Turkmènes pillards connaissentbien ces chemins qui leur permettaient naguère de prendre à revers lespopulations du plateau, sans avoir à gravir la chaîne orientale, dresséecomme un rempart au-dessus de leurs steppes.

L’Atrek, le principal affluent de la Caspienne , sur sa rive asiatique, est larivière qui a donné son nom à tout le bassin compris entre le Kopel dagh etle plateau d’Iran . En remontant la vallée maîtresse, dont la longueur n’estpas moindre de 500 kilomètres, on atteint ainsi, près de Koutchan,à plus de 1550 mètres d'altitude, une haute plaine qui forme le seuil departage entre le versant de la Caspienne et celui du Ileri-roud. Là est

1 Napier, Journal of the Geographical Society, 187G; — Gill and Baker, Clouds in the East,