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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
tit nombre de Persans , et sons une forme très différente de celle quidevait prévaloir aux temps où furent proclamées les doctrines du Zend-Àvesta. On sait que les Parsi ou Zardoucliti ont leurs principales commu-nautés en dehors de l’Iran , à Bombay et dans les cités voisines : dans laPerse même, ils sont un peu plus de 8000 et ne se présentent en groupescompacts que dans le district de Yezd ou Yezdan, c'est-à-dire la « Cité dela Lumière* ». Encore au dixième siècle, lors du voyage d’Ibn llaukal, cha-que village avait son temple, ses prêtres, son livre saint 2 ; mais, depuiscette époque, les « autels du feu » dressés jadis au sommet des collines onttous été détruits, à l’exception de celui de Taft, dans le voisinage de Yezd ;les prêtres n’osent plus y allumer la flamme sacrée, composée de douzefeux distincts, dont le premier a été allumé directement par le soleilau moyen d’une lentille 3 ; les autels de Yezd ne sont que de simples ré-chauds cachés au fond de noires masures. Ailleurs on n’en voit plus quedes restes, indiqués par la tradition locale, et ils ne sont plus désignés dansle pays que sous leur nom arabe d ’atech-gaz ou atech-kadé; l’ancienneappellation pelilvi est oubliée. Mais les Guèhres ont conservé le droit d’en-sevelir leurs morts suivant les rites et près de chaque ville où se trouvel’une de leurs communautés une dakhmé ou tour du silence s’élève sur unroc isolé. Abhorrés comme idolâtres, les Guèhres auraient été exterminésdepuis longtemps s’ils ne possédaient une lettre du calife Ali leur promet-tant sa protection : ce qui d’ailleurs ne les dispense point de l’impôt spé-cial exigé des infidèles; leur nombre diminuait naguère par des enlè-vements de jeunes filles, que l’on convertissait au mahométisme et qui,devenues membres de la grande famille de l’Islam , ne rentraient pluschez leurs parents. Encore de nos jours, les plus riches marchandsguèhres ne peuvent monter que sur des ânes; ils sont tenus de mettre piedà terre toutes les fois qu’ils rencontrent un musulman et doivent aussiporter à leurs vêtements des marques de couleurs particulières pour quela foule les distingue toujours des « vrais croyants » et puisse les poursuivred’insultes sans risque de se tromper 4 . Cependant la situation des adora-