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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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DAMGHAN , SEMNAN, LAZGIIIRD, VERAMIN.

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menls qu’il ait vus dans le monde » le réservoir d’où l’eau se distribuait àDamghan , dans les cent vingt villages et les champs de tabac des alen-tours. Cette eau, qui permettait à la culture d’avancer sur le désert, étaitcelle qui s’élance de la montagne près du col de Chamcherbour par la fon-taine d’Ali.

Semnan, située comme Damghan sur la route de Téhéran , la même queparcourut l’armée d’Alexandre poursuivant Darius, n’eut pas autrefois lavaleur stratégique de la « Ville aux Cent Portes », mais elle l’égale enpopulation, et ses édifices, mosquées, caravansérails, bains publics,sont mieux entretenus. Les rues, ombragées d’arbres, sont nettoyées pardes ruisseaux d’eau courante qui descendent de la montagne et vont ferti-liser dans.les alentours de magnifiques jardins dont chacun, entouré demurs et défendu par une tour ronde, pourrait soutenir un assaut de Turk-mènes. Quoique située à "250 kilomètres de Téhéran , Semnan est la der-nière ville digne de ce nom que l’on rencontre avant d’atteindre la capitale.Les nombreuses tours de défense et buttes artificielles, presque toutesd’origine militaire, qui se succèdent sur le chemin, témoignent de l’ex-trême importance attachée à la possession de cette route qui relie les deuxmoitiés de la Perse : une de ces buttes, celle de Lazghird, porte la grandetour ronde à deux étages et ceinte de galeries bizarres, sans garde-fou, quisert de demeure à toute la population villageoise. Aux yeux des indigènes,tous les lepe de la contrée sont les restes de tours élevées autrefois par lesadorateurs du Peu : on leur donne le nom de Ghebr-abad ou « Demeuredes Guèbres »; mais il est probable que plusieurs de ces tertres sont lesrestes de terres hautes érodées circulairemcnt lors du retrait des eaux 1 ;presque tous ont servi de camps retranchés et de points d’appui à des vil-lages. Jadis, des feux allumés sur les buttes servaient de signaux, et d’untertre à l’autre les nouvelles se communiquaient rapidement à travers ledésert salé jusqu’à l’ElbourzC

L’antique Yeramin, dont l’appellation est restée à toute la contrée envi-ronnante, a cessé d’exister : sur l’emplacement de cette ville, qui succédaà Ilhagès comme capitale de la Perse et qui précéda Téhéran , il ne setrouve que les débris d'une puissante forteresse, des maisons de campagneisolées et une belle mosquée construite au milieu du quatorzième siècle etdécorée de belles faïences à reflets métalliques 3 ; non loin, le misérable vil-lage d’Aïwan-i-Kaïf garde l’entrée occidentale du passage, considéré par la

1 F. di Filippi, Note di un Viaggio in Penia.

- Duhousset, Bulletin de la Société d’Anthropologie, 8 janv. 1885

“ Jane Diculafoy, Tour du Mon te, 1885.

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