M A R A GII V, Il AM A DAM.
osl une autre colline couverte d’édiliees, le Takhl-i-Balkhis, où siégeait lareine de Saba, conversant à travers l’espace avec son royal amant, l.’an-cienne route de Ninivc à Ragliès passait par la cité sacrée; elle, franchit lagrande chaîne de la frontière parmi col très élevé, où nul voyageur ne si'hasarde en hiver. Le seuil est indiqué par un « pilier hleu »— d’où le nomde Kali cliin donné au passage— portant une inscription cunéiforme; surune chaîne plus basse, située déjà sur le territoire turc, est une autre« [lierre écrite » que les Kourdes considèrent comme un talisman, presquecomme un magicien, car ils l’invoquent comme un être vivant. Sclmlz pritune copie des inscriptions, mais il fut assassiné et son journal de voyagen’a pas été retrouvé; quant à llawlinson, chassé par une tourmente deneige, il ne put que voir les piliers et s’enfuir. La bourgade la plus popu-leuse, sur le versant iranien du col, est Soudj houlak ou « Froide Fon-taine », la capitale des Mikri, tribu kourde qui a presque entièrementabandonné ses habitudes nomades. Dans le voisinage, Monteith a découvertl’autel du Feu le mieux conservé de l’Àtropatène ; il est soutenu par huitcolonnes taillées dans le roc 1 .
Au sud de l’Azerbeïdjan et du bassin dont les eaux s’écoulent par le Kizilouzen dans la mer Caspienne , les ruisseaux qui naissent à l’orient de lachaîne bordière tarissent dans le désert avant d’avoir pu former unerivière commune; l’ancienne ramure fluviale n’est indiquée que par desmarais et des champs de sel. Au nord du désert, Téhéran , Kasvin, Sulla-nieh, et au sud llamadan, Koum, Kaclian, appartiennent à la mêmerégion hydrographique, bien que séparés de nos jours par les sables etles argiles dures.
llamadan, l’antique Agbatane ou Echatano, le Ilagmatana des inscriptionscunéiformes, ramène la pensée vers les époques antérieures à l’histoire :elle apparaît grande cité dès les premiers temps racontés par les écrivainsde la Créée et de l’Asie . A l’époque où les mouvements de la guerre et ducommerce portaient vers l’ouest le centre de gravité de l’Iran , Echatanoavait une très heureuse position comme capitale d’Etat. Située vers le mi-lieu de l’espace compris entre la mer Caspienne et le golfe Persique , préci-sément sur la limite des Mèdes et des Perses, des Turcs et des Iraniens, elle
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100 000 hab.55 000 .25 000 »15 000 »12 000 »
I’inab (llawlinson) . . . .Soudj houlak (llawlinson).Chehr-i-Mayandab »
Makou .
Maraud (Dieulafoy). . . .. . 5 500 hab.
7 500 bah.0 000 »
5 000 »
4 000 »
4 000 »
Allai'