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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GEOGRAPHIE UNIVERSELLE .

suie arabe du cap Masandam, pour former la manche de communicationentre la mer d’Oman et le golfe Persique .

Le fameux port, jadis connu sous le nom de Gambroun ou Komron etdésigné depuis le règne du chah Abbas comme le « Portd’Abbas », Bandar-Abbas ou Bander-Abbas, n’est plus le havre dans lequel se concentrait toutle commerce extérieur de la Perse. La difficulté des sentiers menantà Chiraz par-dessus les multiples rangées qui bordent le plateau, ainsi quel’extrême chaleur des étés et l’insalubrité du littoral, enfui l’éloignementdu centre de la Perse ont diminué l'importance relative de ce port : Chiraz communique maintenant avec l’étranger par Boucbir; Ispaban et Ilamadanfont surtout leurs échanges avec Bagdad par la voie de terre et tout le nordde l’Iran est en relations avec l'Europe par Tabriz ou Enzeli ; il ne resteplus à Bandar-Abbas que le commerce de Vezd et de Kirman. “ e por-tant le nom de port, Bandar-Abbas n’a qu’une rade et les vagues viennentse briser en rouleaux écumeux sur sa grève, mais les navires ordinairespeuvent mouiller à 2 kilomètres, sur un fond de 6 mètres; file de lviclim,celles de Larek et d’Ormuz garantissent la rade des vents du large. Desbateaux à vapeur font régulièrement escale à Bandar-Abbas pour chargerles tapis de Kirman, les soieries de Vezd, de l’opium, des dattes, du pois-son; dans la foule des négociants, des commis, des marins, on rencontredes hommes de toute race, Asiatiques, Européens et nègres. Toutes lesmaisons nouvelles sont pourvues de tourelles à air où le vent s’engouffrepour circuler dans la demeure et en abaisser la température; mais lesmeilleurs aménagements n’empêchent pas que pendant l’été l’air ne semblesortir d’une fournaise. Dans cette saison, tous ceux qui ne sont pas abso-lument obligés de résider au port s’enfuient pour les maisons de cam-pagne. Sourou, village situé à 15 kilomètres à l’ouest, au milieu des dat-tiers, est un des principaux lieux de villégiature, mais la grande oasis estcelle de Minao ou Miuah, occupant, à 87 kilomètres à l’est, l’issue d’unevallée que dominent des pics bizarres et des roches surplombantes; sousles ombrages de l’immense jardin, on n’a plus à craindre le souffle brû-lant qui passe sur le désert sablonneux et salin de Bandar-Abbas , ni laréverbération des roches arides du Djcbel-Ghinnoh. L’eau qui a valuàMinabson nom, « Eau des Boues » ou des « Alluvions », se répand de toutes partsau milieu de vergers qui produisent des fruits excellents, amandes, citrons,oranges, goyaves, mangues et grenades *. Les dattes sont exquises et lesembarcations arabes qui viennent mouiller à l'embouchure du torrent en

1 Floyer, Unexplorccl Baluchistan.