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bcïdjan par le col de Bayazid et la plaine d’Erzeromn, est une voie his-torique par excellence, la diagonale maîtresse de l’Asie Antérieure entrel’Inde et le Pont-Euxin . De nos jours, le pénible sentier qui reliait Trébi-zonde à Erzcroum a été remplacé par une route carrossable de Ü4Ü kilo-mètres, dont les pentes ne sont nulle part supérieures à 10 centimètres parmètre et que gravissent les convois d’artillerie: mais une voie détournée,celle des chemins de fer, qui commencent aux ports de Batouin et de Poti
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pour se diriger vers Bakou , et se continuer tôt ou tard vers la Perse par lelittoral de la Caspienne, menaçait déjà d’enlever à Trébizonde la plusgrosse part de son commerce. Presque tous les sucres expédiés de France ,les thés et les tissus envoyés par l’Angleterre, avaient abandonné lavoie d’Erzcroum pour prendre le chemin de la Transcaucasie ; les expor-tations persanes avaient aussi notablement diminué, surtout à cause dumanque absolu de sécurité et du mauvais état des chemins qui traversentle pays kourde*. Toutefois l’interdiction du transit transcaucasien pronon-