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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GEOGRAPHIE UNIVERSELLE .

au delà de Kouieli, se continuent vers le nord-ouest, sur un espace d’en-viron deux cents kilomètres. Le rempart oriental, qui limite à l’occidentla dépression centrale de l’Asie Mineure, est coupé par un grand nombrede brèches et ne s’élève en moyenne qu’à deux ou trois cents mètresau-dessus de la liante plaine; mais à son extrémité nord-occidentaleil se termine par l’Emir-dagh et le Kechir-dagh, monts un peu plusliants, où de nombreux pasteurs viennent camper pendant les chaleurs del’été. Le rempart occidental, qui doit peut-être à sa plus grande élévationd’être appelé le Sultan-dagh, se présente en véritable chaîne du côté de l’est,au-dessus de lacs et de marécages; mais à l’ouest et au nord il se confonden maints endroits avec le plateau montueux où les affluents de la merEgée , le Ghediz-tchaï, le Méandre et leurs tributaires commencent à creu-ser leurs vallées.

Au sud-ouest de la chaîne bordière du Sultan-dagh, les montagness’élèvent graduellement en se rapprochant de la mer. En Pisidie , où le Bozbouroun ou « Tète Grise » approche de 5000 mètres, la direction deschaînes est celle du nord au sud; en Lycic, elles sont orientées pour laplupart dans le sens du nord-est au sud-ouest. Un massif du Tauruslycien, l’Ak dagli ou « mont Blanc », atteint 5080 mètres, le Souzouz-dagh.qui lui fait face du côté de l’est, ne lui est guère inférieur, et le Beï dagliou « Mont Chef », à l’est d’Klmalu, le dépasse peut-être : il aurait 5150mètres. Après le Meldesis,lc mont Blanc et le mont Chef de Lycie sont lesplus élevés des sommets lauriques et leur plus grande proximité de la merleur donne un aspect encore plus majestueux. Sur les pentes tournées versle nord, les massifs du Taurus lycien sont couverts ou mouchetés de neigependant toute l’année; c’est à la blancheur de leurs cimes que plusieurs,montagnes dans cette partie de l’Asie Mineure devraient leur nom de bali,presque identique au mot slave qui a le sens de « blanc » et que l’on em-ploie également pour désigner les sommets neigeux 1 2 . L’appellation de Tau-rus s’est aussi conservée dans la nomenclature locale : la chaîne qui com-mence à l’extrémité méridionale du lac d’Egherdir et qui forme le troncde tous les rameaux qui divergent vers les côtes de Lycie , porte le nomde Davras ou Daouras*.

Sur la côte orientale de Lycie se dresse, à 2575 mètres, la montagne deTakh lalou, le Solyma des anciens, à la hase entaillée de gorges, auxpentes moyennes couvertes d’arbrisseaux : c’est sur le versant méridional

1 P. de Trhihalchcff, ouvrage cité.

2 Hirsehfeld, Zeitschrift (1er Gesellscliaft fiir Erdkunde, 1877.