NOUVELLE GÉOGR À NUE l'.NiVEliSELLE.
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qui dominent l’ancien palais, se montrent cinq tombes royales, se déta-chant nettement sur le fond gris de la pierre, grâce à l’ombre des grotte^taillées autour d’elles.
L’ancienne métropole du Pont ne possède pas d’autres restes antiques,si ce n’est les fragments de marbres sculptés qui ont servi à bâtir lespiles de l’un de ses ponts: mais elle aune riche mosquée, de belles fon-taines, des maisons pittoresques, des moulins soulevant l’eau d’irrigationpar de grandes roues qui tournent avec lenteur, des groupes de mûriersqui s’entremêlent aux maisons, et des rues presque propres. Des vautoursblancs, qui nichent dans les crevasses des rochers, nettoient la ville mieuxque ne le feraient des escouades d’ouvriers turcs. Amasia, qui compte parmises habitants un grand nombre d’Arméniens et de Grecs, formant environle quart de la population, est assez industrieuse; plusieurs usines se suc-cèdent le long de la rivière et de ses canaux, moulins, ateliers pour ledévidago des soies, manufactures de draps grossiers. Néanmoins elle estaussi un boulevard du fanatisme turc. « Oxford de l’Anatolie », Amasiahéberge environ deux mille étudiants, partagés en dix-huit médressé oucollèges, fondations pieuses qui possèdent des champs, des maisons, desboutiques, dont le produit entretient professeurs et élèves. Ces propriétésvakouf, gérées par un administrateur spécial, qui siège à Constantinople dans le conseil des ministres, ne rapportent aux écoles qu’une bien laildepart de ses revenus effectifs 1 .
Amasia et les autres villes du bassin inférieur de l’Iris, Tchoroum etMersifoun (Morsïwan), n’expédient pas leurs denrées par l'embouchure dulleuve; les bateaux ne remontent point le courant, et le bourg le plus rap-proché de la mer, Teharchamba, à la tète du delta, ne se compose quede maisons dispersées sur les deux rives limoneuses du fieuve Aert.A l’occident du Yccliil, Samsoun , le port moderne qui sert d’intermé-diaire au commerce des deux bassins du Aecliil irmak et du Kizîl irmak,se trouve presque à moitié chemin entre les deux deltas; il a succédé àl’antique Amisus des Grecs, qui s’élevait à 2 kilomètres plus au nord etdont on voit encore les môles et les restes de quais, bordant des terresalluviales cultivées en jardins. La cité actuelle, aux rues tortueuses etsales, n’est remarquable que par sa rade, comprise entre les deux vastesdemi-cercles des alluvions fluviales. Depuis le milieu du siècle, son com-merce a notablement augmenté, surtout avec la Russie , et dans les projetsde nombreux ingénieurs, Samsoun est désigné comme futur point de dé-
1 G. Perrot, ouvrage cité.