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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
conquêtes d’Alexandre, aient laissé de, plus grandioses témoignages de leurséjour. Yiran clielir, « ville Abandonnée », serait la Nazianze connue dansl’histoire de l’Église par la naissance de saint Grégoire 1 .
I.e bassin lacustre qui se trouve dans la dépression comprise entre l’Emir-dagh et le Sullan-dagh doit être considéré également comme se trouvantsur le versant de la mer Noire . Plus étroit, entouré de monts qui lui four-nissent une plus grande quantité d’eau, ce bassin est beaucoup plus peupléque les steppes salines de la Lycaonie , et renferme des agglomérationsurbaines plus importantes : llgoun, Ak clielir, lloulvadin, Afioum-Karahissai’, le « Château Noir de l’Opium ». Cette ville grande et industrieuseoù se fabriquent des maroquins, des tapis, des lainages, est l’un des prin-cipaux lieux d'étape sur la route du Bosphore à la Syrie , et, d’après lesprojets de la plupart des ingénieurs, c'est là que se rejoindront les deuxligues de Const ^ ’e et de Smyrne sur le tronc commun du chemin defer des Indes. Le roc qui a valu à l’importante cité son nom de Château Noir,est un cône de Irachyle qui s’élève isolé dans la plaine, couronné de mu-railles et de tours; au nord, un demi-cercle d’autres buttes de trachyteforme cortège au roc central; les champs de pavot entourent les jardins,entremêlés de blés et d’autres cultures. Au nord, par delà les collines,une plaine étroite renferme une ville qui paraît d’origine très ancienne :Lski Kara hissar ou le « Vieux Château Noir ». On y voit quelques-uns desplus beaux marbres sc 's de l’Asie Mineure, tombeaux, bains et co-lonnes, qui proviennent de carrières abandonnées. Les marbres cristal-lins, entourés de tracbyfes qui ont modifié les assises des calcaires con-tigus, présentent une grande variété de nuances, blanc, bleuâtre, jauni’veiné et tacheté s .
La région des sources du Sakaria, riche en ruines, n’est plus que très fai-blement peuplée. Les débris de Ilergan-kaleb, qui couvrent une vaste plaine,seraient, d’après Ilamilton, ce qui reste de l’ancien Amorium , et Texiera reconnu dans les fragments de colonnes et de frises épars autour du vil-lage de Bala hissar les ruines de Pessinus ou Pessinonte, habitée par lesGaulois ou Galates qui avaient édifié un temple à Cybèle la« Grande Mère » ;leurs débris sont exploités comme une carrière. La ville moderne qui asuccédé aux cités grecques et galates est Sevri hissar ou « château desPitons », bâtie à plus de 1000 mètres d’altitude, à la base méridionale d’unrocher granitique, difficile à gravir, qui porte à mi-hauteur les débris
1 ilamilton, Researclœs in Asia Jlinor.
• Ilamilton, ouvrage cité. 1