ESKl STAMBOUL, KOUM-KALEI1
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témoigne de l’illusion qui faisait chercher dans toute la contrée une grandecité datant des origines de l’histoire. Alexandrin Troas présente en effet desruines imposantes, des fragments d’enceinte, des restes de thermes, depalais, de temples, d’aqueducs; dans le voisinage, une colline de granitest entaillée par des carrières où se voient encore des colonnes sem-blables à celles qu’ont mises à découvert les fouilles de llounarbachiet de Ilissarlik; une des colonnes monolithes a plus de 11 mètres delong. De nos jours, les principaux centres de population de la Troade se sont formés à l’angle même du continent, dans l'espace insulaire
lOLLÏNE DK TROIE (mSSAUUli)
VUE PRISE DES BOIlDs DU XENDKIIKH.
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limité d’un côté par le Mendereh, de l’autre par le canal de Besika. Ausud, le grand village grec de Neo khori, — en turc Yeni kôi, — s’élève ausommet de l’abrupte falaise; plus au nord, à l’extrémité du chaînon de hau-teurs, Yeni chehr ou la « Nouvelle Yille » a succédé à l’antique Sigée ; enfinau pied de la crête, signalée de loin par sa longue rangée de moulins àvent, la forteresse et la petite ville de Koum-kaleh ou « Château desSables », occupent la pointe liasse qui sépare la bouche du Mendereh dela haute mer. De vastes cimetières sont épars dans la plaine, et des buttesfunéraires, avec lesquelles se confondent d’aspect quelques cônes trachy-liques, rompent de leur brusque saillie l’uniformité des pentes et des