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rations, et qu'à la religion païenne succédait un culte nouveau; graves surune pierre précieuse, leurs noms sont, pour musulmans et chrétiens, leplus sur des talismans. La légende donne liphèsc pour résidence à l’apôtreJean le « Saint Théologien »; de là le nom du bourg, Haghios Thcologos,devenu Aya soulouk dans la bouche des Turcs 1 . Après Heraclite , le plusillustre des Grecs nés à Eplièse fut Apelle, qui, moins heureux que lesstatuaires hellènes, n’a point laissé d’œuvre pour justifier sa gloire auprèsde la postérité.
Les deux havres que possédait autrefois Eplièse ne se voient plus, maisse devinent. Le « port sacré », ainsi nommé parce qu'il était voisin destemples, n’est plus reconnaissable que par un coude soudain que fait leCaïstre. Le bassin de la ville, situé plus loin de la mer et communiquantjadis avec le grand port par un canal, peut-être artificiel, n’est plusqu’un marais entouré de débris. Ces ports envasés ont été remplacéspar celui de la « Nouvelle Eplièse », plus connu sous le nom de ScalaNova ou « Échelle Neuve », que lui donnèrent les navigateurs italiens.La ville, qui porte le même nom, est d’un grand aspect; elle s'élèveen amphithéâtre sur le versant septentrional d’une colline qui regardeobliquement la mer; d’anciennes murailles entourent le dédale desrues montantes ; de vastes cimetières s’étendent dans la plaine quihorde le littoral, le port est profond et, du côté de l’ouest, l’îlot desOiseaux le protège partiellement contre le vent du large; mais les tem-pêtes du nord-ouest y sont parfois dangereuses. Scala Nova était visitée parun grand nombre de navires avant l’ouverture du chemin de fer qui pé-nètre dans la vallée du Méandre et en emporte maintenant toutes les den-rées à Smyrne ; mais il est presque délaissé de nos jours, et si on ne luiaccorde pas un embranchement avec la station d’Éphèsc, sur la ligne maî-tresse, l’isolement menace de lui faire perdre le petit trafic qu’il a con-servé. Cependant des compagnies de bateaux à vapeur, en lutte d’intérêtsavec la « société des quais de Smyrne », reprennent souvent l’idée d’établirà la Nouvelle Eplièse un grand port avec tout l’outillage industriel moderne,et de construire une voie spéciale vers la vallée du Méandre pour détournerles échanges à leur profit 2 . A l’ouest, non loin de la hutte qui porte lesruines de Ncapolis, la bourgade grecque de Tchangli se cache dans unpetit bassin de verdure, au bord d’un torrent qu’ombragent les platanes:ce serait le Panionium où les délégués des cités ioniennes venaient déli-
! A. von Prokesch, Denkirürdigkciten nus dem Oycnt.Loelniks, Beihage sur Kcnnlniss der Levante■