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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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RUINES RE MILET ET D’IIALICARNASSE.

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Une voie de 4 kilomètres, bordée de statues assises qui rappellent le styleégyptien , unissait ce temple au port le plus rapproché. Le Louvre et leMusée Britannique possèdent des fragments de Didymes et de la voie Sacrée 1 .

Le petit bassin du Sari tehaï ou « Fleuve Jaune », qui débouche dans legolfe de Mendelia, est aussi très riche en antiquités. Non loin de laville qui a donné son nom au gollè et que dominent au nord les escarpe-ments du Lalmus, l’ancienne Euromns montre les restes d’un beautemple corinthien; Melassa, la Mylasa des anciens, n’a [tas une maisonqui ne soit construite des matériaux retirés de temples, de palais ou demausolées ; Asin-kaleh ou le « Village du Château », qui se trouve au nordde l'embouchure du Sari tcliaï, est au pied du promontoire péninsulairequi porta Iassus, son beau théâtre, ses tombeaux, ses murs pélasgiques,utilisés plus tard pour une forteresse vénitienne. L’ancienne Caryanda,patrie de Scylax , est sur la rive opposée du golfe de Mendelia. De là il nereste qu’à traverser un col pour redescendre à Boudroun, la ville qui futIlalicarnassc, où naquit Hérodote . Admirablement située au bord d'unebaie sûre et profonde, elle présente, suivant l’expression de àitruve, laforme d’un théâtre à gradins qui regarde la mer; deux promontoireslimitent la baie, l’un, à droite, qui portait le temple d’Aphrodite cl d’Her-mès, l’autre, à gauche, que couronnait le palais de Mausole , et que termi-nait une péninsule rocheuse; dans ce. vaste hémicycle s’élevaient les palais,les temples et le tombeau élevé par Arlémise. Cette « merveille » dumonde ancien à laquelle avaient travaillé Seopas et les autres sculpteursles plus célèbres de son temps, fut respecté pendant dix-huit siècles parles conquérants qui se succédèrent sur les côtes de l’Asie Mineure.Quoique plusieurs fois secoué par les tremblements de terre, le socle avaitencore toutes scs colonnades cl scs sculptures au commencement du quin-zième siècle. C’est alors que les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem,plus barbares que tous leurs devanciers, s’attaquèrent au monument pouren faire des pierres à bâtir et de la chaux. Sous la direction de l'architecteIleinrich Sehlegclholl, ils démolirent le mausolée pour élever une forte-resse, que d’ailleurs ils ne défendirent point contre Soliman. Les fouillesde MM. Newton et Pullan, en 1857 et 1858, ont révélé l’emplacement dumausolée et déblayé des fragments admirables : c’est à Londres mainte-nant qu’il faut aller voir ces restes du plus ancien monument ionique del’Anatolie ; d’après M. Rayet, il fut. construit au milieu du quatrième sièclede l’èrc ancienne.

0. Rayet et A. Thomas, Milet et le (jolj'e Lalnuqve.