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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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TARSE, A D A N A, ALHISTAN, ZËITOUX, MAR AC II.

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traditions sacrées, un caractère plutôt égyptien que grec; le temple pro-prement dit n’a point de colonnes et les demeures des prêtres l'entourentsans présenter d’unité architecturale. Des grottes s’ouvrent dans les paroisdes montagnes qui dominent la cité et sa riche plaine, que six milleesclaves cultivaient au temps de Slrahon 1 . Les principautés lureomanes deKozan-oglou et de Mencmenfz-oglou, qui s’étaient constituées dans les val-lées supérieures du Sarus et du Pyramus, ont perdu leur indépendance ;encore au milieu du siècle, elles ne se rattachaient à l’empire turc quepar des hommages de vassal à suzerain.

La ville principale, dans le liant bassin du Djihoun, est Alhistan, sou-vent désignée par un jeu de mots sous le nom d’El Hostau ou « le Jardin »;elle est en cITet entourée de verdure; la vaste plaine, Lien arrosée, oùviennent mourir en douces ondulations les pentes des monts environnants,parait comme prédestinée à recevoir une grande cité, médiaire du com-merce entre le haut Euphrate et la mer. Dans celle plaine s’unissent tousles hauts aflluenls du Djihoun, pour s’échapper au sud par une successionde détilés que termine la formidable cluse de l’Akhîr-dagh ; mais pour lesindigènes aucun de ces torrents n’est le vrai fleuve : avec la vénérationinstinctive de tous les peuples pour les sources permanentes, ils regardentcomme la véritable origine du Djihoun un petit hassin où bouillonnentdes eaux issues de lissures profondes et d’où sort un ruisseau toujourségal arrosant les jardins. Alhistan a quelques familles arméniennes, maisau sud-oues , composée de six petites communes

républicaines, s’est maintenue jusqu’à une époque récente dans la hautevallée dite de Zeïtoun ou des « Oliviers », quoique ces arbres ne croissentpoint dans le hassin montagneux, haut d’au moins 1500 mètres. C’estun spectacle unique dans ce monde arménien, composé presque entière-ment de sujets avilis, que celui d’une communauté de libres montagnardsayant gardé leur indépendance à travers les siècles. Au nombre d’environdix mille, et parfaitement exercés au maniement des armes, ces Uaïkanesont limité leur territoire par quelques fortifications érigées aux défilés etnaguère ils ne permettaient point aux musulmans de pénétrer chez cnx; ilsne payaient au pacha d’Albistan d’autre impôt que le loyer de terres qu’ilsavaient lonécs dans la plaine 2 .

Maracli, où la moitié de la population est arménienne, s’appuie auxcontreforts de l’Akhîr-dagh qui dominent le confluent de l’Ak sou et du Dji-

1 Karolidis, Komana et ses ruines (en grec moderne). *

3 Cari Hitler, .4s, en, vol. XIX.

ix. Sa