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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
large* dans la rade*. La marine occupe l’emplacement de Kiltim, la villephénicienne où l’on a trouvé le précieux bas-relief assyrien envoyé par leroi Sargon II , ainsi que l’explique l’inscription en lettres cunéiformes. Parmiles milliers de grottes, sépulcrales ou autres, qui ont valu à Larnaka sonnom, « àille des Tombeaux », la plus curieuse est l’hypogée dite Pha-neroméné par les paysans des alentours, qui viennent y faire leurs prièresà la Panagia : elle porte une construction phénicienne. Pendant des siècles,Kittirn, appelée Ivition par les Hellènes, fut considérée par les Cypriotescomme une cité syrienne; Zénon , qui naquit dans celte ville, est appelé■< le Phénicien » par Cicéron et d’autres auteurs.
I.imisso ou Limassol , sur la plage de la baie semi-circulaire que limiteau sud le promontoire du cap Gatto, est le deuxième port de Pile par l’acti-vité de son commerce; comme à Larnaka , les navires mouillent au largesur un fond de sable. L’exportation consiste surtout en sels, en raisinsfrais et secs, en eaux-de-vie et vins, qui viennent en partie des environsde Kolossi, village que domine une « commanderic » des chevaliers dellhodes : c’est là que l’on obtient le premier cru de Cypre, laineux depuisdes siècles 2 . A 15 kilomètres à l’est, le village de Palæo-Limisso ou « VieuxLimassol » est situé sur l’emplacement de l’ancienne Amathos ou Ama-tlionlc, jadis si célèbre parle culte de Vénus. Amathos ou Ilamath fut,comme Kittirn, une cité phénicienne; son nom est presque identique à celuide Ilamah, sur les bords de l’Oronte , et l’on présume qu’elle fut coloniséepar des émigrés de la cité syrienne; à côté de la Vénus Astarlé, les habitantsd’Amalhonte adoraient aussi l'Hercule tyricn ou Mclkarl (Melocerfes) et, àl’exemple des Syriens du continent, ils offrirent longtemps à leurs dieuxdes sacrifices humains. Sur l’acropole d’Amathonte se voient quelquesdébris d’un énorme vase taillé dans la roche gréyeusc, le pareil de celuiqui a été transporté au Louvre. Les vestiges de l’antique cité et de ses tom-beaux disparaissent rapidement, le rocher de l’acropole étant exploité encarrière pour les constructions et les quais de Port-Saïd : c’est de Cypreque les ingénieurs du canal importent une partie de leurs pierres.
A l’ouest de la petite presqu’île d’Akrotiri, l’ancienne Curium, bâtie surun rocher taillé au ciseau, dominait une baie semi-circulaire correspondantà celle de Limassol . Les ruines qui couvrent le promontoire avaient échappé
< Mouvement du port de Larnaka en 1876 : 914 navires, jaugeant 185 852 tonneaux.
Valeur des échanges : 9 064 250 francsCommerce de l’ile entière en 1879 : 15 265625 francs.
- Mouvement du port de Limassol en 1876 : 68 000 tonnes.
Valeur des échanges : 2 770 000 francs.