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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

Sectzen, Burckhardt, Ali-bey, Chédufau, Tamisicr, Fcrrct et Galinier visi-tèrent les villes saintes on les districts avoisinants, et pénétrèrent dansl’intérieur du pays; Sadlier, en 1810, traversa la Péninsule dans toute salargeur, du golfe Persiquc à la mer Bouge; Fulgence Fresnel et Arnaud étu-dièrent surtout dans leurs voyages les côtes occidentales et le midi del’Arabie , tandis que de Wrede pénétrait dans l’IIadramaout, où nul voyageurn’a encore suivi ses traces. AYellsted étudia l’intérieur de l’Oman et AVallin,comme Sadlier, traversa l’Arabie de part en part en passant au centremême de la Péninsule , dans le Bjcbel-Chammar. Suivant une ligne dia-gonale, du nord-ouest au sud-est, Palgrave se rendit, en 180t2, de laMéditerranée au golfe Persiquc en visitant l’intérieur du Kedjed. En 1804,Guarmani alla de Jérusalem au Ivasim. Boughty erra aussi dans les désertsdu nord. Les époux Blunt ont récemment parcouru l’Arabie septentrionalede Damas à Bagdad par le Üjebel-Cbammar, suivis, dix-huit mois après,parM. Ilubcr, qui a fait aussi de fructueuses explorations dans les désertsdu nord et de l’ouest et s’est avancé jusque dans le Kasim. Fc réseau desitinéraires croise scs mailles à travers toute la région septentrionale del’Arabie ; mais les parties du sud-est sont encore terre inconnue. Lesprovinces les mieux étudiées sont celles qui avoisinent les ports de mer,et notamment les territoires de l’Arabie Heureuse limitrophes d’Adcn, deMoka, de Hodeïdah : c’est la contrée dans laquelle a pénétré M. Ilalévy,pour redescendre à l’est sur le versant du désert, copiant par centainesles inscriptions himyarites gravées sur les rocs et les monuments.

Les contours extérieurs de l’Arabie sont de formes massives, d’unerégularité presque géométrique. A côté de la lourde Afrique, l’Arabie semble plus lourde encore. La côte occidentale, de la manche d’Akabah aucap Bab-el-Mandeb , est presque rectiligne; celle du sud-est, tournée versle pays des Somali et l’océan Indien , n’est guère plus découpée; seulementelle offre de distance en distance quelques courbes allongées, cl dans sonensemble elle se développe en une légère convexité vers la haute mer. Audelà d’une brusque saillie, le Ras-el-Hadd, la côte se dirige vers le nord-ouest comme pour courir parallèlement à l’axe de la mer Bouge et faire del’Arabie un vaste quadrilatère; mais, au cap Masandam, le littoral mari-time est brusquement interrompu : un barrage d’ilcs et d’ilols limite legolfe d Oman et semble former le vrai littoral du continent. Le golfe Persiqucproprement dit n’est qu’un bassin de faible profondeur, interrompant deses baies et de ses anses la régularité des contours péninsulaires. An-ciennement, lorsque les terres de la Mésopotamie n’avaient pas encore étédéposées par les fleuves, la mer presque fermée dans laquelle se déversent