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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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DJEBEL-CimiMAR ET A'EDJED.

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elle possède une certaine industrie; on y fabrique des étoffes, des armes,des bijoux. A l’ouest, le bourg d’Agdab, situé dans un vallon granitiqueoù l’on ne peut avoir accès que par une cluse fermée de murs, est con-sidéré par les Cbammar comme une citadelle assurée en cas d’invasion. Lespalmiers d’Agdab, croissant sur un fond de gravier granitique, sur un sous-sol toujours humide, ne sont jamais arrosés 1 .

D’après Palgrave, donL les évaluations sont, probablement à tort, plusélevées (pie celles de tous les autres voyageurs, les diverses provinces duAedjcd seraient les plus riches de l’Arabie en grandes agglomérationsurbaines. Kefar, dans les montagnes du haut Kasim, est une bourgadepopuleuse qui fut, avant llaïl, la capitale de l’émirat; Rass, plus au sud,dans le Kasim inférieur, Ayoun et Bcreïdah sont des villes; mais cette der-nière est mobile, pour ainsi dire; menacée par les sables, elle doit de tempsen temps se déplacer vers l’est, et quelques palmeraies des alentours dres-sent au-dessus de la dune les sommets de leurs troncs dépouillés defeuilles*. Oneïzah, presque indépendante, est une véritable cité, surtoutdans la saison de la cueillette des dattes; alors toutes les boutiques sontouvertes dans le bazar, et mille tentes se dressent autour de laville. Dans laPéninsule, Oneïzah ne serait dépassée en population que par la Mecque ,Aden, Mascatc; à moitié chemin, entre la mer Rougeot le golfe Persique ,elle est le principal centre de croisement pour les caravanes, dans cettegrande vallée du Oucd-el-Ermek qui divise l’Arabie en deux moitiés égales;Chakra , la capitale du Wochem, est aussi une grande ville, ainsi que, dansla province de Zcdcïr, les marchés de Zalfah, de Medjinag et le chef-lieuTowcïm. Au sud, le pays d’Arid et tout le Aedjed avaient, au commence-ment du siècle, une cité supérieure à toute autre agglomération de laPéninsule : c’était Deria ou Derrcych, la capitale des Wahabitcs, prise en1817 par l’armée égyptienne. On y voit encore des restes de murailles et detours, des casernes abandonnées, et çà et là des maisons presque intactes;le réseau des rues est reconnaissable comme sur un plan géométrique. Lorsdu passage de Palgrave, les Aedjdéens, trop fiers pour habiter une villedétruite par l’étranger, n’avaient pas une seule demeure dans l’enceinte,mais les jardins sont parfaitement entretenus, et un collier de hameauxentoure le cercle de ruines; un nouveau village, à l’intérieur des murs,grandit peu à peu; il est probable que la cité se reconstituera tôt oulard.

1 ItuLer, Bulletin de la Société de géographie de Paris, 1874.- llulier, mémoire cité.

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