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Tome I.
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XXVII
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D’OLIVIER DE SERRES . xxvij

même cité dans une notice de plus de trente pages , consacrée auxécrivains agronomes , par l’abbé de Petïty, prédicateur de lareine , auteur d’une Bibliothèque des Artistes et des Amateurs ,devenue depuis , sur le titre , une Encyclopédie élémentaire , entrois volumes in- 4°. (1766). Prosper Hérissant , auteur de laBibliothèque physique de la France (1771 , in-8°.) , se contentede le nommer : il le connoissoit si peu, qu’il l’avoit désigné d’abordcomme médecin , et il confondoit son livre , le seul corps de doc-trine que nous eussions alors en France , sur l’art de cultiver la terre,avec les compilations de Charles Es tienne et de Jean Liébault , quiont du mérite pour leur temps , mais qui sont très-inférieures auThéâtre d’Agriculture.

Une méprise bien plus forte , est celle qui est échappée à l’abbéde l’Écluse, rédacteur des Mémoires de Sully, en 174^. Iltransforme Olivier de Serres en un manufacturier pro-vençal , nommé Serran , qui entreprit, dit-il, de faire des étoffesde l’écorce la plus fine des mûriers ( tome II , in-lp. page 4 7^ ).Il est clair que ce prétendu manufacturier provençal est notregrand agriculteur languedocien , et qu’il s’agit ici de sa découverteimportante sur le parti qu’on peut tirer de l’écorce du mûrier blanc.

On ne peut le dissimuler : ce sont des étrangers qui ont commencéà lui rendre une justice entière. Pattullo , écossois, auteur d’unEssai sur l’amélioration des terres, publié en 17^8 , soutint, àcette époque , que l’agriculture, du temps d’Henri IV , étoit meil-leure que celle du règne de Louis XV , et il ne lui fut pas difficiled’en trouver les preuves dans l’ouvrage d’OLiviER de Serres .

Le Linné de la Suisse , le célèbre Haller, dans sa BibliothèqueBotanique, n’en parle pas avec moins d’estime. Il caractériseen peu de mots , suivant son usage , le Théâtre d’Agriculture.De la part de Haller, ces mots valent tout un éloge. Il dit quec’est un grand et bel ouvrage, d’un homme qui parle d’après sonexpérience , qui aime les moyens simples , et qui ne cherche pas