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mais il avoit publié différens ouvrages sur l’histoire naturelle ,depuis 174° , jusqu’en 1756. C’est alors qu’il a dû connoître etétudier Olivier de Serres . Or, c’est précisément l’époqueoù tous les biographes françois gardoient un honteux silence surle Théâtre d’Agriculture. Honneur au fils de l’immortel Mon-tesquieu , qui a su apprécier l’ouvrage d’un homme de génie ,condamné à un injuste oubli !
Le célèbre Rozier paroît être le premier qui ait rappelé publi-quement et à plusieurs reprises, aux François, le mérite d’OLiviERde Serres . En 1781, dans le premier volume du Cours d’Agri-culture, il s’étaya de son autorité pour prouver que la culture dusafran, originaire des Pyrénées et des Alpes , a commencé en France par l’Albigeois, et que, de cette province, elle a passé dans le comtatd’Avignon , en Provence ; et, en tirant du midi au nord , dansl’Angoumois, dans le Gâtinois, en Normandie , en Angleterre , etc.
Dans la préface de son septième volume (publié en 1786),Rozier annonçoit qu’il donneroit, immédiatement après son grandouvrage, une nouvelle édition du Théâtre d’Agriculture. Il vouloitmettre son nom , dans l’avenir , sous la sauve - garde de celuid’O livier de Serres qui lui paroissoit, même de nos jours,mériter de servir de guide aux agriculteurs.
Notre collègue , le C. Parmentier, publia (dans le cours decette même année 1786 ) son Mémoire sur les avantages quela province de Languedoc peut retirer de ses grains ; il profita decette circonstance, pour retracer le mérite de l’ouvrage d’OriviERde Serres, qui étoit languedocien ; il observa avec candeur queplusieurs modernes l’avoient mis à contribution sans le nommer ;et, pour prouver la sincérité de ses éloges, il citoit quatre précieuxpassages du Théâtre d’Agriculture, i°. sur l’espèce de blé, connusous le nom de blé de Barbarie, de Smyrne , etc. ; 2 0 . sur lessemences ; 3°. sur la trop grande fertilité des blés ; 4°- sur l’opé-ration de battre au fléau.