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manière de les louer. L’épigraphe de ce discours m’a paru fortheureuse : elle est tirée de la préface du Théâtre dé Agriculture ,dans l’endroit où Olivier dit : « Qui peut nier que ceux qui» ont escrit les premiers, n’ayent beaucoup faict, seulement en» monstrant le chemin , et rompant la glace aux autres? » Cettepréface prouve que, du temps d’OciviER de Serres, commedans notre siècle, on contestoit déjà le service que rendent lesécrivains agronomiques. « Il y en a , dit-il, qui se mocquent de» tous les livres d’agriculture, et nous renvoyent aux paysans sans» lettres, lesquels ils disent estre les seuls juges competans de ceste» matière. » Olivier fait, à ce sujet, une très-forte apologie dusoin qu’il avoit pris , de recueillir , dans son ouvrage, les principesde la science « la plus nécessaire au genre humain.» M. Dorthèsn’a pas de peine à traiter cette question , d’après notre Olivierlui-même j mais, d’ailleurs , cet éloge ne présente presqu’aucundétail certain sur la patrie de l’auteur, sur sa naissance , sur sa vieet sur sa mort.
On y voit seulement la copie d’une lettre que Henri IV adresse ,de Grenoble , le 27 Septembre 1600 , à noble Olivier de Serres ,seigneur du Pradel. Cette dépêche annonce la confiance du roi,qui le prie d’assister un de ses envoyés , chargé d’une mission, dontM. Dorthès croit qu’on ne connoît pas l’objet. Voici la teneur dela lettre :
« M. du Pradel, vous entendrez par le sieur de Bordeaux , par» les mains duquel vous recevrez la présente, l’occasion de son» voyage en vos quartiers, et ce que je désire de vous. Je vous prie» donc de l’assister en la charge que je lui ai donnée ; et vous me» fairez service très-agréable. Sur ce , Dieu vous ait, M. du Pradel,
» en sa garde. Ce 27 Septembre , à Grenoble . Signé, Henri. »
Il est étonnant que l’auteur de l’éloge d’OuiviER de Serres ,couronné à Montpellier , dise que nous ignorons l’objet dontOlivier étoit chargé par cette lettre , tandis qu’ Olivier lui-
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