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Tome I.
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ESSAI HISTORIQUE

de sujets , réussit dans plusieurs, fit des essais dans ses jardins près de Naples ,et publia sa Maison Rustique, que l’on consulte encore avec fruit (1).

Vettori , qui, outre ses exercitations sur les auteurs géoponiques, composaun excellent livre sur la culture de l’olivier (2). Il fait autorité pour la langue ,chez les grammairiens; et pour les préceptes, chez les agronomes.

Bonardo ( 3 ).

Bussato, qui, nonobstant quelques préjugés, recueillit de bonnes observationssur les arbres fruitiers ( 4 ) ■ On remarque que son ouvrage est en grande partiedégagé des observations superstitieuses dont fourmillent la plupart des écritscontemporains ; il accorde moins aux influences lunaires que JDavanzati , estiméd’ailleurs pour avoir bien établi la nomenclature des fruits, et pour avoir décritavec soin la culture de la vigne en Toscane ( 3 ); beaucoup d’autres s’occupèrentde cet arbuste intéressant, tels que Altomare (6), Magazzini (7), Sode-rini (8) , Bacci, qui publia une Histoire naturelle des Vins , ouvrage curieuxet savant (9) ; Randella (10) , oublié par Lastri, etc.

Arma discuta la propriété du riz , pour la panification ( 11 ) , et adopta lanégative. Crasso et Segni examinèrent les qualités alimentaires et les dangersde l’ivraie (12). Ce dernier employé un chapitre à prouver que l’abondance estutile , et que la famine est un malheur(i 3 ). De nos jours, on croiroit qu’il est très-inutile d’établir des vérités si palpables ; mais en se reportant à l’époque oùécrivoit Segni , cela paroît, à notre collègue François ( de Neufchdteau ) ,l’indication d’un fait important ; c’est qu’aiors les famines étaient fréquentes enItalie , soit par le défaut, soit par l’excès de police : en sorte que ce chapitreseroit une preuve du malheur des temps , et de la mauvaise administration quiprésidoit en ce pays.

On conçoit que l’éducation des vers à soie et la culture du mûrier durentappeler l’attention des Italiens. Corsuccio, qui dédia aux dames de Rimini untraité sur cet insecte ( 14) , prétend être le premier qui, depuis long-temps , enait parlé, quoique Vida eût déjà composé un poëme (i 5 ) qui, à la vérité, peutêtre considéré comme ouvrage d’imagination, plutôt que d’instruction.

Les Italiens paroissent être la nation la plus riche en poëmes didactiques

(1) Villæ, l. XII. Francofurti, 1 5 ç 2 , in- 4 °.

(2) Lodi e Coltivazione degli Ulivi. Fi-renze , 1669 , in-4 0 .

( 3 ) Le Ricchezze dell’ Agricoltura . Ve-nezia , i 584 , in-8°.

( 4 ) Giardino d’Agricoltura. Venetia ,i5ç)2 , in-4°.

( 5 ) Trattato délia Coltivazione dette Viti,etc. Firenze , 1600 , in-4°.

(6) De Vinaceorum FacultateetXJsu. Nea-poli, i562, in-4 0 .

(7) Coltivazione Toscana. Venezia, 1625,

in-4 0 .

(8) Coltivazione Toscana dette Viti. Fi-renze , 1600 , in-4 0 .

(9) De naturatt Vinorum Historid. Rom ce,i 5 ç 6 , in-fol.

(10 ) DeVineâ, VindemiâetVino. Venetiœ,1629 , in-fol. Voyez la notice de cet ouvrageet du précédent, ci-après , page 3 75.

(11) Che il Pane fatto con ildecotto delItiso non sia sano. Torino , 1669 , in-8°.

(12) De Lolio Tractatus , etc. Banonice,i 5 oo , in-4°.

( 1 3 ) Discorso intomoatta Carestia e Famé.Bologna , i 6 o 5 , in- 4 °.

(14) Il Vermicetto délia se ta. Rimini ,i 58 i , in- 4 °.

(1 5 ) De Bombycum Cura et Usu, libri //.Lugduni, i537,in-8°.