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Tome I.
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XCVII
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SUR L’AGRICULTURE.

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reurs ; en conséquence , il veut qu’on supprime les professions de parfumeurs ,de musiciens , et sur-tout de comédiens (1) ;

Gonzalo de las Cazas, qui traite de l’éducation des vers à soie (2) ; Mendezde Torres, qui s’occupa des abeilles (3). Cet ouvrage, réimprimé dans la nou-velle édition de Herrera , n’a pas été effacé, dit-on, par celui que Jayme G ilpublia sur le même sujet, vers le commencement du dix-septième siècle (4).Cependant ce dernier, qui est un homme expérimenté, écrit avec méthode, etparoît avoir atteint le but qu’il s’étoit proposé, de ne rien admettre d’inutile, etde ne rien omettre d’utile.

Un autre écrivain, du même nom, le père Gil, des clercs mineurs , a publiéun plan d’administration des forêts (5). Les faits cités dans son ouvrageattestent qu’au seizième siècle elle étoit déjà très - vicieuse, puisque Charles-Quint, dans une cédule de l’an i5i8, gémit de voir l’Espagne manquer de bois àbrûler et à bâtir. Philippe II , en 1682 , fit quelques règlemens en conséquence.

Plusieurs patriotes distingués du seizième siècle désiroient qu’on établîtdes chaires et des académies d’agriculture ; et certes on peut encore , commeColumelle , comme Feyjoo, s’étonner qu’il y ait tant de maîtres à chanter, àdanser, et point pour enseigner l’art de cultiver (6). C’est l’objet d’un excel-lent écrit, publié par notre collègue François (de Neufchâteau ) (7). Telétoit aussi 1 avis du plus célèbre géoponique de l’Espagne , de Herrera, dontla réputation l’élève au-dessus de ses contemporains qui ont suivi la même car-rière. Le cardinal Ximenès encourageoit par-tout les sciences et les arts; c’estpar son ordre , dit Muiioz (8) , que Herrera écrivit son ouvrage d’agri-culture (9). Muiioz a voulu dire, sans doute, sur son invitation : De quel droitla puissance voudroit-elle commander au génie ?

Herrera avoit étudié les Anciens, visité l’Allemagne, l’Italie ,1e Dauphiné;il rapproche les vieilles pratiques des nouvelles, donne des recettes bonnes pourla plupart; mais il est à regretter, dit M. Rodriguez, qu’il n’ait pas étendu sesobservations sur toutes les provinces de l’Espagne . Toutes ont, du moins, profitéde son ouvrage, traduit en plusieurs langues , si souvent réimprimé , et dont laréputation se soutient au milieu des bons écrits agronomiques qui ont paru depuis.

Un passage d 'Isidore de Séville prouve que, de son temps , les boeufsétoient employés à la charrue (10). Ils ont cédé la place aux mulets, dont l’usage

(1) Govierno politico de Agriculture,.Madrid , 1618, in-4 0 .

(2) A rte nuevo para la Cria de la Seda.Granada, i 58 i, in-8°.

( 3 ) Tratado brevedelaCultivacionyCurade las Colmenas. Alcala, 1 586 , in-8°.

( 4 ) Perfecta, y curiosa Declaracion, de losprov échos grandes, que dan las Colmenas bienadministradas : y Alabanças de las Abejas.Zaragoça, 1621, in-8°. — Notre languemanque de mot pour désigner la personnequi soigne les ruches. Les Espagnols en ontdeux , abejero et colmenero.

( 5 ) Plan de nueva Ordenanza de Montes.Madrid , 1794» in- 8 °.

( 6 ) Theatro critico, etc. , tome VIII.

(7) Essai sur la Nécessité et les Moyensde faire entrer dans l’Instruction publiquel’enseignement de l’Agriculture. Paris , an X,in-8°.

(8) Discurso sobre la Economia politica.Madrid , 1769, in-8°. , préface , page 3 o.

(9) Libro de Agricultura que es de laLabrança y Criença, etc. Toledo , 1.620 ,in-fol. La dernière édition est de 1790.

(10) Lib. II, cap. XVII.

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