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Tome I.
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CIX
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SUE. L’AGRICULTUfiE.

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d ’Iunghanssen ( 1 ) , de Knaben ( 2 ) , de Dümler (3), de Stengelius (4) , etc.

L’histoire s’arrête avec complaisance sur Heresbach , né en i5op , dans leduché de Clèves , mort en 1 5y6. Il est à remarquer que chacune des principalesNations de l’Europe , à-peu-près vers le même temps , a produit un écrivaingéoponique devenu classique pour son pays. Heresbach s’exerça sur des sujetshistoriques et politiques. Il fit, entre autres, un ouvrage sur l’éducation desprinces (5) ; et quoiqu’il fût conseiller de celui de Juliers , il veut dans unÉtat, des corps intermédiaires qui, tempérant la puissance, en règlent l’exercice ,et sur-tout des lois dont la religieuse observation exclut l’arbitraire. Mais icinous envisageons Heresbach comme le Herrera, le Gallo , le Hartlib,I’Oeivier de Serres des Allemands : c’est le rang que lui assure son ouvragesur l’art rural, réimprimé plusieurs fois ( 6 ). Il emprunta beaucoup des An-ciens , mais à leurs préceptes il joignit son expérience , car il étoit cultivateur,et le séjour de la campagne lui a inspiré des réflexions très-sensées sur la misèresplendide des courtisans : ce sont ses expressions.

Lauremberg , de Rostock , qui vint quelque temps après , écrivit sur la cul-ture des Jardins ( 7 ). Au lieu de prouver que Jehova fut le premier jardinier, queles plantes ont une ame végétative et non sensitive, il auroit pu s’étendre davan-tage sur les détails analogues à l’objet de son ouvrage , qui d’ailleurs est curieuxet enrichi de belles gravures des instrumens aratoires, par Mathias Mérian .

Auguste I j électeur de Saxe , contemporain de Lauremberg , publiaen i636, sur la culture desVergers , un ouvrage qui est encore lu avec fruit ( 8 ).La qualité de prince seroit oubliée , ou tout au plus recueillie sur une tablettechronologique , celle de jardinier lui a donné une créance honorable sur lapostérité.

L’Allemagne décerne de justes éloges à d’autres écrivains qui, dans ledix - septième siècle , ont traité avec succès les matières agronomiques :J. J. Agricola, plusieurs Fischer, F. P . Florinus, Tuberanus , Thieme ,Glorenze , Holyck , Hochberg, etc. 3 mais ils sont postérieurs à l’époqued’OriviER de Serres. Leurs noms, sans doute, seront rappelés avecdistinction dans les ouvrages qui ajouteront à la célébrité de J. Beckmann ( 9 ) ,àèAnton ( 10 ) et de Sickler. Ce dernier, à qui je dois plusieurs indications

(1) N eu Künstlich Obstgarteinbiichlein.1619.

(2) Hortipomologium. Ein sehr liebreichund Auserlesen Obst-garten und Peltzbuch.Niimberg, 1621 ,3 vol. in-4°.

( 3 ) Emeverter und vermehrter baum-undObs-garten. Niimberg , 1644 > in-8°.

( 4 ) Hortorum, Florum et Arborum Ilisto-ria. Augustœ Vindelicorum , 1647—1 <55 o ,2 vol. in-12.

( 5 ) De educandis erudiendisque Princi-pum. Liberis , de que Repub licâ Chris tiandadministrandd. Erancofurti ad Mœnum ,i5qo , in-8°.

(6) Rei Rusticœ libri IV. Colonies, i 5 qi ,in-8°. A la suite , est un traité De Vena-tione , Aucupio et Piscatione.

(7) Horticultura . Francofurti ad Mœ-num, i 63 i , in- 4 °. ; traduit en allemand ,et imprimé à Nuremberg en 1671 , in-8°.

(8) Churfiirstens Augusti zu SachsenObstgarteinbiichlein. i 636 .

(q) Grundsœtze der Teutschen Land-■wirthschaft. Gœttingen , 1783 , in-8°. —Beytrœge zur Geschichte der erfindungen.Leipzig , 1786,4 vol. in-8°.

(10) Geschichte des Teutschen Landv/irt-schaft. Goerliz , 1800 , in-8°.