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Tome I.
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CLIII
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SUR L’ AGRICULTURE.

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thèque (1) , et dont Lallemant a donné une notice raisonnée (2). Si l’on encroit ce Gaston JPhébus qui nourrissoit seize cent chiens , il faut devenirchasseur pour f aire son salut, parce qu’au moyen de cet exercice on fuit les septpéchés mortels ( 3 ). Du Fouilloitx est à-peu-près du même avis. « La pre-» mière science, dit-il, après la crainte de Dieu , est de se tenir joyeux ,» usant d’honnêtes exercices (4)- »

Un effet assez naturel de l’importance qu’on attaclioit à des choses d’agré-ment, étoit d’en mettre peu aux choses utiles. Ainsi, à la même époque, leschasseurs écrivoient sur les maladies des oiseaux , des chiens et des chevaux dechasse, tandis que l’art vétérinaire étoit dans l'abjection, quoique des épizootiestrès-fréquentes , sur-tout en Italie ( 5 ), dussent rectifier l’opinion égarée sur lesavantages de cette partie des connoissances humaines.

Quelques bons esprits s’élevèrent cependant au-dessus du préjugé. Ruelpublia une version latine des vétérinaires grecs (6) ; Grynœus donna une belleédition du texte seul (7); Massé les mit en françois (8), et Jean Jourdainen donna, vers le milieu du siècle suivant, une nouvelle version dans la mêmelangue (9); Charles Eslienne traduisit Vegèce (10), et cette traduction,publiée sous le nom de Bernard du Poy-Monclar , est revendiquée fortementpar Charles Estienne (11). Divers autres ouvrages sur la médecine vétérinaire,et plus particulièrement sur l’hippiatrique, f urent publiés à cette même époque,ou peu après , par Heroard, médecin de Henri IV ; Ruini sénateur deBologne , dont l’ouvrage est étonnant pour l’époque où il vivoit (12); J. Came-rarius j Rusius , Jean Vincent, Eaville , Thenand, Beaugrand, Baret,du Mesnil, Lanfray , Rusto ou Rujfo , Calabrois , le premier qui ait écritsur la ferrure des chevaux5 Naaldwyck , Hollandois ; Scacco, de 7 ’Espinay ,Lœhneisen, Reuschel, Geissert, et autres, indiqués dans la Bibliothèquedes auteurs vétérinaires, par Amoreux { i 3 ) j jusqu’à Solleysel, dont l’ouvrage,

( 1 ) Bibliotheca Scriptorum Venaticorum ,etc. Altenburgi, \qbo , in- 8 °.

( 2 ) L’Ecole de la Chasse aux Chiens cou-rons, précédée d’une Bibliothèque historiqueet critique des Théreuticographes. Rouen ,1763 , in- 8 °. , tomel.

(3) Des Déduis de la Chasse des Bestessauvaiges et des Oyseaux de proye. Paris ,Verard, in-4°., gothique, sans date.

(4) La Venerie. Poitiers , i56i , in-fol.Voyez l’Èpître dédicatoire au roi.

(5) Fracastor,de ContagiosisMorbis, lib. I,cap. XII, parle d’une épizootie sur les bœufs,en i5i4, dans le Frioul , le Véronois , etc.Wier, de Prcestigiis Dœmonum , lib. IV,cap. XXX, cite la grande épizootie de 1 55a}c’étoit une maladie charbonneuse. AntoineFaccio, de Padoue , décrit celle de 1 5qq , dansles États de Venise . Le sénat défendit l’u-sage du lait, du beurre , du fromage, de laviande, etc.

( 6 ) Veterinarice Medicince., libri II. Pa-risiis, i53o , in-fol.

( 7 ) Tâv ixTriccrfiKSt BioAi’a êaa. Basileœ,i53 7 , in- 4 °.

(8) L’Art Vétérinaire , ou grande Maré-chalerie, etc. Paris , i563, in-4".

( 9 ) La Vraye cognoissance du Cheval, sesmaladies etremèdes, etc. Paris , x 647) in-fol.

(xo) Quatre Livres de Pub le Vegèce Re-nay , de la Médecine des Chevaux malades ,etc. Paris , i563 , in-4°.

( 11 ) L’Agriculture, et Maison Rustique,etc.Paris , x565,in-4°. ,liv. I, cliap.XXIII,feuillet 33.

Sic vos non vobis vellera fertis oves.dit Charles Estienne , en terminant sa ré-clamation.

( 1 2 .)Dell’ Anotomia, et dell’ Infirmité delCavallo. In Bologna , 1 5q8 , 2 vol. in-fol.

( 1 3) Montpellier , 1773 , in- 8 “. On lui doitune première Lettre sur la Médecine Vétéri-

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