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POESIES.
Pendant que ton puisné sur le premier mo-delle
Des choses du passé, où son vol le portait,
De l’estât des François l’histoire retrassoit,Nous la rendant ainsi qu’une image nouvelle :
Toi, resserrant plus bas les projets de ton æle,Curieux, as voulu apprendre que c’estoitDe la terre, et quel fruict, si bien on la sçauroitCognoistre et mesnager, se peut recueillir d’elle.
Ce qu’ores au public tu vas communiquant,Et dont comme hériter nous fais dès ton vivant,Mais avec tel succès qu’autant plus grande gloire
Que ton frère en reçoit, comme a plus grandprofit
Fut receu l’Olivier que Pallas naistre fit,
Et sur Neptune en eut le prix de la victoire.
Denis le Bay-de-Batilli.
Du Phadel, qui voudroit, comme il fautdignement
Tesmoigner du mérite et prix de ton ouvrage,En rapportant les mots et la chose à l’usage ,
La corne d’Amalthée y peindroit seulement.
Vray digne Hiéroglyphic , qui peut pluspromptement
Représenter la peine au fait du labourage ,
Et quant et quant les fruits que par un bon mes-nage,
Aumesnagedes champs on cueille abondamment.
Comme en cela au vray la fable se réfère ,Disant qu’entre les mains de fortune prospèreEt du bon Genius ceste corne gisoit.
Et qui donc ne tiendra ton livre en telle estime,Montrant l’heureux succez d’un travail légetime,Pour les biens et proficts qu’attendre l’on en doit?
D. Le-Bey deBatilly.
A noble Olivier de Serres , seigneur duPradel, sur son docte livre , le Théâtred’Agriculture.
Sonnet.
Vous tous grands escrivains , qui la MaisonRustique
Par tant de beaux escrits avez voulu bastir,
Et de rares secrets , icelle revestir,
Pour la rendre aux humains parfaicte et magni-fique ,
Arrestez vostre cours , et dessain héroïque,Cédez à Ouvier qui est voulu partirDes Serres le dernier, pour à tous despartirLes excellens thrésors de sa docte practique.
Il a leu les escrits de tous ses devanciers ,Qui ont sur ce suject discouru les premiers :
Et outre ce marqué par longue expérience,
Les erreurs d’aucuns d’eux, des autres lesçavoir.
Il te faut donc, lecteur , pour ne faillir, avoirDe ce docte discours la claire intelligence.
Sébastien Julien.
Autre Sonnet du mesme Auteur sur le mesmesubject.
Entre les arbres verds, l’Olivier tlentlaplaceDu plus fructifiant : et son fruict plant-heureux,Rend l’huyle de bon goust, plaisant et gratieuxQui en douce liqueur toutes autres surpace.
Ainsi (noble Olivier) d’une fertile raceTant, de bien-nais en.'■ns, doctes et généreux ,En ce monde as produict, comme fruicts pré-cieux :
Qui tesmoignent sur toi du Seigneur Dieu lagrâce.
La terre d’autre part, par art tu rends fertile ,Tu portes aux humains un secours très-utile,Pour jouir de santé , et des biens à foison.
Vive donc à jamais , cest Olivier tant beau ,De vertus vray portraict, et très-riche tableau :Vive, de père en fils , à tous jours sa maison !
Sébastien Julien,
Sur.