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PREMIER LIEU
vince , mais souvent d’un village et d’un fermeà l’autre , pour acheter , vendre , échanger ,louer ou affermer les terres ; pour en fixer lesbornes ; pour en distribuer les diverses parties ,suivantl’assolementqu’onvouloit adopter; pourse rendre des comptes de frais et de produits ;pour évaluer les terreins , relativement à l’im-pôt , etc. Rendons grâce aux savans et aux légis-lateurs qui nous ont donné un système de poidset de mesures fixe, uniforme , impérissable ! Lesdétails du système ont été présentés dans untrès-grand nombre d’ouvrages. Le Manuel ré-publicain a rendu ces détails de la manière laplus claire , et il a été répandu avec profusion.Ensuite on a fait plus ; on a fait traduire en me-sures du système métrique , toutes les mesureslocales. Enfin, on a eu le projet de rendre ce sys-tème visible à tous les yeux , en faisant ériger ,sur les places publiques des principales villes ,un monument solide et simple , cpii eût été lemétrojviètre , et qui auroit offert les types etles dimensions linéaires et cylindriques de nospoids et mesures. C’étoit une pensée heureusede faire ainsi servir à l’instruction générale lesdécorations des villes , qui n’offrent, trop sou-vent , que des emblèmes insipides et des flatte-ries passagères. Cette idée , qui n’est que jetéedans la métrologie de feu Paucton , a été repro-duite et mieux développée dans les observationsde MM. Tillet et Abeille, adoptées par la So-ciété royale d’Agriculture de Paris , lorsqu’ellefut consultée , en 1790, sur l’uniformité despoids et mesures.
Les Anciens nous ont conservé le prototypeindestructible de leur mesure universelle , dansla grande pyramide d’Egypte . Je ne propose pasde construire des pyramides ; un obélisque suf-firoit. Puisse cette note être lue par de bons ad-ministrateurs , qui sachent s’honorer en exécu-tant ce projet ! ( F. JD. N. )
fngiiî, () 7) Les personnes qui voudront connoitre
ioiome 1, plus en détail la manière dont on procèdoit dans
ligne .7. j, . , . 1
I arpentage des terres , et les instrumens em-ployés à cette opération , peuvent consulter leDictionnaire d’Agriculture de liozier, au motarpentage. ( L. )
Page xi, (18) Cet objet, en agriculture, est plus im-
portant qu’on ne pense. Il faut tarir sur-tout les col,, nn# Il tsources des procès , et aucune n’est plus féconde l ‘°"‘ ' l ‘ > 'que celle des chicanes sur la contenance desterres. La science de l’arpentage , ou la plani-métrie, qui estnommee par notre auteur l’ar-penterie , étoit une science compliquée et fortdifficile , avant le système métrique. Les arpen-teurs avoient besoin de plusieurs chaînes diffé-rentes. Leurs opérations exigeoient des calculset des rapports continuels. Dans notre systèmeactuel , il 11e faut plus aux arpenteurs qu’unechaîne d’un décamètre. (Voyez Y Instruction surles nouvelles mesures pour les terreins, à l’usagedes notaires , arpenteurs,gens d’affaires, etc.,insérée dans le Manuel républicain. Le termed’ arpentage ne peut plus guère s’appliquer àla planimétrie , en France . Le mot d 'arpent ,que Colurnelle attribue aux Gaulois , venoit,selon les glossateurs , d 'arvi-pendium , ou dela corde qui servoit à mesurer jadis ce qu’onappeloit un arpent. La corde est remplacée au-jourd’hui par la chaîne. Avec cette chaîne defer, nous mesurons des ares ; il seroit donc plusjuste de dire aujourd’hui l’ Aréage, que de nousparler d’arpentage , lorsque nous 11’avons plusd’arpent. Au surplus , Olivier de Serres nevoyoit la profession de ces géomètres rurauxque comme une matière de publique policé.
Mais cette police publique étoit bien mal ré-glée. L’impéritie des arpenteurs donnoit lieu àde grandes plaintes dans presque toutes les pro-vinces. On lit, à ce sujet, des réclamations frap-pantes dans le procès-verbal de l’Assemblée 2>ro-vinciale de la généralité d’Auch . «Eh ! comment» ces hommes , à qui les propriétaires confient» le soin de reconnoître leurs possessions , d’en» fixer la position , d’en évaluer, d’en détermi-» ner exactement l’étendue , pourroient-ils ne» pas commettre des erreurs préjudiciables aux» intérêts des uns et des autres? Esclaves , pour» la plupart, d’une simple pratique , qui n’est» éclairée par aucune connoissance ni des prin-» cipes de la géométrie, ni même de ceux de» l’arithmétique , ils doivent nécessairement» marcher sans règle et opérer au hasard , sur-» tout lorsque le terrein qu’ils mesurent offre» une surface de figure irrégulière , ou inégale» et montueuse , ou inclinée, ou coupée par de