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Tome I.
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PREMIER LIEU

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ces constructions, qui a été traduit parle C. Las-teyrie y avec des notes et des planches. Enfin , laSociété dagriculture du départementdela Seine,a cru devoir faire des constructions rurales ,lobjet dun concours solemnel. Le prix a étédécerné à un mémoire du C. Perthuis, qui estaccompagné de planches , et qui peut être très-utile , soit en dirigeant ceux qui veulent fairebâtir des fermes , soit en faisant naître des vuesplus parfaites encore à ceux qui réunissent desconnoissances suffisantes pour adapter précisé-ment les ressources de larchitecte aux besoinsde lagriculture. Lart de loger les hommes , lesanimaux et les récoltes , avec simplicité , soli-dité , économie , est le premier problème quelon ait à résoudre dans la science des cam-pagnes. A cet égard, louvrage du C. Perthuisoffre des résultats heureux, et sa lecture peutencore inspirer des idées utiles.

( F. D. N. et H. )

(21) Lexposition du midi, ou celle du levant,doit être préférée à toute autre dans les climatstempérés. Les bàtimens situés vers le couchant,sont, en général, sujets à être battus des ventset des pluies ; ils ont, en outre , linconvénientdêtre moins chauds en hiver. (Z).

(22) Il seroit plus avantageux de transportersur les champs , avec des tonneaux , les urineset les égouts des fumiers. Une trop grande abon-dance deau délaye les fumiers , entraîne leursparties les plus actives , et soppose à leurbonne confection. (Z.)

(a 3 ) Nous avons vu plus haut (Note 19) leparti que panière a su tirer , dans son poèmede la Maison rustique , des détails dOlivier de Serres , sur la manière demjdoyer et distribuerles terreins. Quant aux constructions rurales ,il imite encore en ce point le Théâtre dAgri-culture , mais en lembellissant et en divisant cesujet; car il décrit premièrement le logementdumaître, puis celui du fermier , ce que lon dis-tingue aujourdhui en maison de campagne et enferme proprement dite. On peut voir, dans sonpremier livre , les morceaux indiqués par cesmots à la marge : -villce œdificatio, et villa rus-tica. La villa des Latins et; des Italiens, est une

expression qui manque à notre langue. Il estsur-tout bisarre que cette langue, empreinte ducachet féodal, ait appelé villains les malheu-reux serfs de la glèbe quelle vouloit flétrir , etquelle ait cependant désigné sous le nom devilles les cités peuplées de bourgeois et nonpas de villains. Au reste , il seroit difficile detransporter en vers francois la grâce et lharmo-nie du latin de Panière , sur les deux villa quildécrit, et dont nous ne pouvons rendre le simplenom que par des périphrases. Il entre dans tousles détails ; il enseigne , en beaux vers , à fa-briquer des briques , à cuire de la chaux , etc.Mais ces particularités sont un peu trop tech-niques et trop minutieuses pour notre poésie.Nous nous bornerons à un seul trait , qui nousparoît bien digne de lattention des lecteurs ;car il sagit de la maxime la plus essentielle surle sujet de ce chapitre.

Avant de soccuper du soin de réparer ou deconstruire le batiment champêtre, Panière veut,comme Caton , que lon sème et plante desarbres. Il dit sur tous les soins rustiques :

Livrez-vous sans réserve à ces soins attaclians :

Lœii du maître sur-tout fait prospérer ses champs.

Quau centre du domaine, un logement commode,

Soit fait pour le besoin et non pas pour la mode.

Mais songez , avant tout, aux vergers , aux forêts;

Plantez , plantez dabord , vous bâtirez après.

. Dabis tamen otia prima serendis

udrboribus, postrenia domo stabulisque parandis.

( Vaniek. Præd. ruse. L. J. )

Nous croyons devoir insister sur ce conseiltrès-sage et, par malheur , très-peu suivi dansplusieurs parties de la France , cependant lesterres sont si déboisées et si nues , que lhabi-tant de la campagne ne peut couvrir son toit nise chauffer quavec du chaume , emblème demisère , signe de barbarie , qui déshonore descontrées dailleurs très-florissantes. La policepublique devroit intervenir pour corriger un telabus. Ladministration des bois ne remplit quàdemi ses importantes fonctions , si elle se borneà régir le peu de forêts qui nous restent; elle doitavoir les moyens de suppléer aussi à celles qtiinous manquent ; et, quoiquen général , nouspensions que la loi ne doit prescrire , ni pros-