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Tome I.
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SECOND LIEU

Le ciel,a terre } etVeau requitpour son es-lèvements

Dispositionde la terre.

ouvrir les yeux à nostre mesnager , afinde s’en prévaloir. Et encores que sa terrene face tant que cela, si aura-il de quoi secontenter, quand ce ne seroit que du seultiers ou quart de ce revenu. Si donquesnostre père-de-famille veut entendre à cemesnage , que principalement il regardeau ciel, à la terre, et à l’eau : au ciel, lechoisissant tempéré , toutes-fois appro-chant plus du chaud que du froid : à laterre, qu’elle soit du tout en planure sansnulle pente, pour retenir l’eau : et à l’eauqu’elle soit fertile, et tellement obéis-sante qu’elle découle à plaisir au lieu des-tiné. Avec tout cela , l’apparence estgrande ne pouvoir perdre ses peines : carce sont en semblables endroits où les Pied-montois logent les riz. La terre de pas-sable fertilité est bonne pour le riz. Ellesera bien labourée et fumée, après des-partie en plusieurs espaces , comme parquarreaux divisés de jardinages, chacuneenvironnée à l’entour d’une petite levéeou chaussée de terre, relevée sur son pland’un pied et un quart, et espesse de deux,pour suffire à retenir l’eau, et à porterun homme passant et repassant dessuspour l’arrousement, si bien le tout accom-modé, que l’eau y découle aisément et sé-journe uniment par tout le parterre, sansverser en aucun endroit, ains y pouvoirestre retenue, comme dans un petit es-tang , c’est pourquoi est nécessaire lefonds ne pendre du tout rien, ains estreen parfaicte plaine. L’eau entrera d’unquarreau à l’autre, par petites ouvertures,faictes en martelières ou esparciers, tantproprement, que fermans avec un aix cou-lant en la caveure faicte ou dans la pierre,ou dans le bois, elle soit mise et ostée àvolonté.

Sur tel lieu ainsi préparé sera semé le Templ d - yriz au commencement du mois d’Avril, > e,ur Ia se -

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apres les froidures passées, autant espes-sement comme le froment, soit ou à laherce ou au soc, comme l’on voudra. La Je lasemence avant que la jetter en terre , sera prépara.trempée dans l’eau, par l’espace d’un jourou deux et toute humide, voir commen-ceant de germer, pour tant plus - tost lafaire pousser, sera esparse, puis couverte:et sans séjourner l’eau mise par dessus dela hauteur de deux doigts, de telle me-sure l’y tenant continuellement , voireet plus grande, selon le besoin. Dans peude temps le riz sortira de dessous l’eau, sepoussant sur icelle gaillardement, quel-ques-fois, par trop en danger de se perdreen versant. Ce dont s’appercevant, con-viendra lui oster l’eau pour quelques jours,et jusques à ce que par faute d’humeuril se remette en bon estât. Car commel’eau est la nourriture de ce blé, la luiostant, de mesme lui oste - on la vie.Donques le voyant quelque peu emmatipar le soleil, l’eau y sera remise et en plusgrande quantité que devant ; c’est à sça-voir, de la hauteur de quatre à cinq doigts,pour accompagner tous-jours le riz : l’aug-mentant alors qu’on s’appercevra le rizfleurir, et par conséquent grener (avec lesautres fromens cestui-ci faisant aussi lesdeux à la fois ) pour n’en estre réosté qu’àl’approche de la moisson , tant pour l’ac-croissement du riz, que pour le préserverde la nielle, qui sans l’eau en seroit gas-té. Il y a grand soin en ce mesnage, estantnécessaire aller tous les jours visiter tousles endroits du champ, les chaussées, lesacqueducts, les martelières ou esparciers,à ce que l’eau n’y défaille, ains séjournecontinuellement de la mesure susdicte : y