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SECOND LIEU
au nord ; et si cette observation est constante ,elle est contraire à celle qu’on a faite pour lesanimaux , qu’il est généralement plus avanta-geux de porter du midi au nord.
Nous ajouterons , au reste , que plusieursagriculteurs distingués regardent aujourd’hui lerenouvellement des semences comme tenantplus au préjugé qu’à une nécessité réelle ; ilspensent que si chaque cultivateur épuroit ounettoyoit ses grains par des sarclages répétés ,dans les champs , et par des vanages et cri-/ blages suffisans, il n’auroit pas besoin de chan-ger ses semences ; notre collègue, le C. Tessier,connoît des fermiers soigneux qui ne les renou-vellent jamais , et qui ont toujours de superbesrécoltes. ( Y . et H.)
rage i3a, (33) L e nroyen que j’employe avec succès ,ainsi que plusieurs cultivateurs, meparoît bienpréférable au fléau. C’est un tonneau couché etassujetti par des piècesde bois, ou des pierres quile fixent, et sur le milieu duquel on abbat légè-rement une portion de gerbe qu’on tient avec lesdeux mains. Par ce moyen, fort simple et très-expéditif, aucun grain n’est brisé comme avec lefléau, il ne sort que celui qui est le mieux nourriet le plus net, et tous les petits grains et lesmauvaises graines restent dans le cul de lapaille , qu’on bat ensuite au fléau, (y.)
idem , ( 34 ) Olivier de Serres partage encore ici l’o-
ligju 38 . pJnion des Anciens sur la dégénération d’une es-pèce de plante en une autre espèce. On a lieud’être étonné qu’un observateur aussi attentif quelui ait été séduit par une vieille erreur , au pointde croire avoir vu quelques grains d’ivraie dansun épi de froment. Malgré tout ce que les An-ciens , et même quelques Modernes , ont écritsur la possibilité d’une semblable transmutation,d’une espèce en une autre , la saine physiquerépugne à de semblables suppositions. Tout lemystère se réduit à ceci : des circonstances dé-savantageuses dans lesquelles une plante setrouve , peuvent bien en altérer la graine aupoint de la rendre méconnoissable quelquefoisà ceux qui se contentent d’un examen superfi-ciel ; mais la métamorphose se borne là ; ettoutes les fois que les graines , ainsi détério-
rées , ont conservé la faculté germinative , ellesreproduisent bien entièrement leurs analogues ,et non une autre espèce. (Y.)
( 35 ) Quoique la préparation fertilisante in-diquée ici par Olivier de Serres , répétée depuis 4^34. 'par tous ceux qui l’ont copié, et diversifiée d’uneinfinité de manières par le fameux Abbé de Val-lemont, dans ses Curiosités de la Nature, neproduise malheureusement ces effets extraordi-naires, annoncés toujours avec tant d’emphase ,qu’aux yeux des esprits crédules , qui aimentmieux croire aveuglément que d’examiner atten-tivement les faits; quoique les expériences ingé-nieuses et décisives de Poncelet et de Bonnet,
sur le développement du germe et les fonctionsdes deux lobes ou cotylédons qui l’enveloppent,ayent prouvé jusqu’à l’évidence l’inefficacité desrecettes les plus compliquées en ce genre ; ilfaut avouer cependant que notre auteur ne fai-sant aucune mention de l’utile opération du chau-la ge , les lotions qu’il recommande ne peuventavoir qu’un effet utile, considérées comme unmoyen supplémentaire de cet excellent préser-vatif de la carie. (Y.)
( 36 ) La différence d’opinion des Anciens sur Ta „ e ula quantité de semence qu’exigent comparati- colonne 11,
^ 1 . j 1 , ligne 24.
vement les differentes especes de terre , existeencore aujourd’hui parmi les auteurs qui ontentrepris de tracer des règles sur cet objet,ainsi que parmi les cultivateurs de différenscantons , probablement parce que chacun con-sidère pour règle générale et invariable les ré-sultats accidentels de quelques faits particu-liers , dont il a été témoin. Il est incontestablequ’un très-grand nombre de circonstances con-courent à apporter des différences notables dansles résultats annuels des mêmes espèces de terre,et il est très-difficile d’établir une règle fixe surun point naturellement aussi variable. S’il estpermis cependant de hasarder une opinion , surun objet aussi délicat, je dirai que la qualité in-trinsèque de chaque nature de terre éprouvantdes modifications considérables par son état d’a-mélioration ou de détérioration , relativementà son assolement ou à sa préparation; cette cir-constance , purement accidentelle, doit tou-jours être prise en grande considération , ainsi
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