Band 
Tome I.
Seite
177
JPEG-Download
 

DU THEATRE D’ AGRICULTURE.

177

C. Bauhin .

Olivier de Serres .

pendant elle existe dans le Systema vegeta-bilium de Linné, publié dix années auparavantpar Murray.

VII. Triticum polonicum. Linné .

Blé de Pologne.

Suivant quelques auteurs , ce pourroit être letriticum semine oblongo. C. Bauhin .

Long-gran (grain long) des Maconnois , deBauhin et de Dalechamp.

Observations. Les Anciens ont parlé d’un bléde l’Achaïe et de l’ile d’Eubée , qui semble avoirdu rapport avec celui-ci. Il est assez étonnantqu’ Olivier de Serres , qui a publié son ouvrageplus de douze ans après celui de Dalechamp ,n’ait point parlé de ce blé de Pologne.

VIII, Triticum spelta. Linné ,

Epeautre .

Fausse épeautre.

Z. ea dicoccos, velmajor, y

Far .

Typha .

Espeautre. . . .

Zeia des Grecs .

Zea des Latins .

Scmen (par excellence).

Arynca , typha ; deux seulement à présent,l’une plus grosse que l’autre. Olivier de Serres .

Variétés. On n’en connoît point.

Observations. Dalechamp , et C. Bauhin d’après lui, donnent le nom de farsive adoreumveterurn, au triticum rufum grano maximo,qui est peut-être une variété de l’épeautre, oumême du triticum turgidum.

L ’arynca , ou l’olyra , ce qui est la mêmechose, n’est point une espèce différente de l’é-peautre ; les Anciens n’en connoissoient quedeux , celle-ci et celle qui suit, quoiqu’ Oli-vier de Serres ait pu penser le contraire. Diversnoms, dans l’antiquité, ne supposent pas desplantes différentes ; car ces noms s’appliquent,tantôt au pays , tantôt à des préparations ouemplois de la plante. Il est plus difficile de sa-voir auquel des deux épeautres s’applique pré-cisément tout ce qui en a été rapporté.

Ce qui a été dit sur le typha est assez incer-tain ; cependant, ainsi qu’on le voit ci-dessus ,C. Bauhin le rapporte à la présente espèce.

Quant au tragus (tragos d ’Olivier de Serres ),

Théâtre d’Agriculture , Tome I.

<!

il

il paroit vraisemblable que c’est le nom que l’ondonnoit à un potage fait d 'olyra. Malgré cela ,quelques auteurs l’ont décrit et figuré commeune espèce de blé.

Yalica étoit encore un potage , ou bouillie ,fait avec l’épeautre ; ou, suivant d’autres, c’étoitle nom du froment qui servoit à le préparer.On sait que les Romains mangèrent, pendantlong-temps, de la bouillie, avant qu’ils eussentadopté l’usage du pain.

IX. Triticum monococcum.

Épeautre.

Petite épeautre.

Zea brisa dicta .

Spelta vulgo .

Frumentum loculare ....

Monococon frumentum bar-

batum ..

Far venniculum rubrum . .

C. Bauhin .

La speouta des Languedociens. Gouan,Spelda. . 3

Sirra. . . > Des Italiens. Manetti.Biada . . \

Variétés. On n’en connoît point.

Observations. Voyez ce qui a été dit sur l’es-pèce précédente. Celle - ci entroit plus parti-culièrement dans labouillie nommée crisrnnum.

Il suit de ce qui précède , que le nom de far ,dont est venu celui de farine , s’appliquoit à dif-férens grains , et même à leurs préparations.Ainsi , il y avoit le far naturel, ou la plante ;et le far artificiel, ou la bouillie , d’une ou deplusieurs plantes. Dans chaque circonstance cemot, en général, recevoit une épithète. (Ce.)

(38) Nous désignons aujourd’hui sous le nomdé escourgeon une variété d’orge hivernale à sixrangs, hordeum exasticon, L. Il est évidentqu’ Olivier de Serres appelle ici, et plus loin(page 1 35), du nom à.'escourgeon le blé de marsou trémois. (Y.)

(3ç) Cette espèce de froment est ce que nousappelons communément blé de miracle. Indé-pendamment de l’inconvénient que lui reconnoîtOlivier de Serres , il a celui d’avoir une pailletrès - grosse et moins bonne pour la nourrituredes animaux que celle des fromens ordinaires.Il se bat difficilement, le grain étant très-adhé-

z

Page i34,colonne II tligne 9.

Page i35 /colonne II fligne 22 .