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Tome I.
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SECOND LIEU

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qui auparavant étoit creuse , et la partie ci-de-vant billonnée devient la partie creuse. La su-perficie est ainsi successivement relevée et abais-sée : c’est de cette manière que j’ai vu opérer.Le laps de temps n’a rien changé à la coutumeaujourd’hui établie : on m’a assuré qu’on la sui-voit de père en fils , et je le crois ». (■ H •)

Page i5i (48) Les mauvais effets résultant de la cul-caionne i, ,- ure hu jniH e t doivent être bien plutôt attribuésS à ce qu’il épuise considérablement la terre , qu’à

une prétendue amertume qu’il lui communique-roit et qui nuiroit aux récoltes subséquentes ,comme Olivier de Serres paroit le croire. (Y.)

CHAPITRE V.

Page i 5 2 , ( 49 ) Le sarclage des grains est plus néces-

1 > saire qu’on ne paroît le croire communément,non-seulement pour la récolte actuelle, maissur-tout pour les récoltes subséquentes. En vainparvient-on, à force d’engrais, à donner à la terreun gTand degré de fertilité ; si elle renfermedans son sein beaucoup de semences étrangères,elles germent bientôt et végètent avec une vi-gueur qui étouffe la semence précieuse qu’on luia confiée ; elles sont alors tellement multipliéesqu’il est souvent impossible de les extirper , ettoutes les dépenses d’amélioration sont en pureperte , lorsqu’on a négligé celle si essentielle dela purger préalablement de toutes les plantesnuisibles. On ne voit que trop fréquemment• ^ d’aussi fâcheux exemples , et on ne sauroit trop

répéter que le grand art du cultivateur est detenir constamment sa terre, d’abord dans unétat de netteté , et ensuite d’amendement con-venables. (U.)

Page j 53 , (5o) Pline , qui rapporte ce fait (livre XVIII ,

colonne 1, c }, a pitre 20 ) , nous apprend qu’il donna l’idéeaux cultivateurs de labourer les blés en herbes,c’est-à-dire lorsqu’ils avoient poussé plusieursfeuilles et que le tuyau commençoit à paroître.Cette opération étoit désignée de son temps ,sous le nom &'artratio , par corruption d 'ara-tratio, labour surnuméraire. On trouve dansl’ Economique de Xénophon (livre III, chap. 4)un conseil donné par Socrates à Ischomaque ,qui a le plus grand rapport avec cette singu-

lière opération. «Quand vous aurez semé votreblé, dit-il, et que les influences du ciel aurontéchauffé le germe au point de le faire monteren herbe, vous n’aurez qu’à le renverser avecla charrue et le recouvrir de terre , votre récoltesera aussi abondante que si vous aviez amendévotre champ à force de fumier. » Je ne sache pasque ce renversement du blé en herbe , au moyende la charrue , soit en usage aujourd’hui en au-cun endroit , et il est évident qu’il ne peut êtreavantageux que dans le cas où le grain auraitété semé très-dru et où la terre se trouveraitaussi couverte de plantes nuisibles aux récoltes.Dans ce cas , beaucoup trop ordinaire sansdoute , il auroit le double avantage , en dimi-nuant l’excédent du plant, de faire taller celuiqui se trouveroit, pour ainsi dire , butté parl’opération à laquelle il résisterait, et de dé-truire le plus grand nombre des mauvaises herbesqui se trouveraient enfouies. ( Y.)

CHAPITRE VI.

(51) Voyez la note (25) du premier lieu , et Page iss ,la note (3o) de ce second lieu, sur la prétendue i, gne s.influence lunaire. ( V.)

(52) Cette expéditive opération, pratiquée Pageify ,avec succès dans nos Départemens méridionaux, y j,”/*"”* 1 ’est désignée sous le nom de dépiquage. Son grandavantage est de terminer tout le battage en peu

de jours ; mais elle al’inconvénient d’amoncelerune grande quantité de paille broyée que lesanimaux mangent avec d’autant moins d’appé-tit , qu’on la leur présente à des époques pluséloignées de celle du battage ; qu’elle est sou-vent mêlée de leur fiente et de leurs urines , etqu’elle a, lorsqu’elle est ancienne , une plusou moins forte odeur de souris, ou d’échauffé ,qui leur répugne. ( Y. et H.)

(53) C’est probablement le tarare , ou quel- '] 71qu’autre instrument analogue qu 'Olivier de ligne s.Serres désigne ici sous le nom de ventoire. ( Y.)

CHAPITRE VII.

(54) Il est évident, par les détails subséquens C(t fff' edans lesquels entre Olivier de Serres , que ce tignei.