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que le reste du corps a été suppléé par le graveur, ainsi que lesombres , très-peu marquées dans le portrait original. Dans le haut,autour de la tête , on lit les mots suivons : et C’est le portrait de feu» noble Olivier de Serres , sieur du Pradel, peint par son fds ,» sieur de Leyris, vingt ans avant son décès ; mort à quatre-vingts» ans, le 3 Juillet 1619. » Et c’est uniquement par cette inscrip-tion , que l’on sait, à-peu-près, l’époque de la naissance d’OLiviER.
Le portrait appartient à M. Darlempde de Mirabcl , proprié-taire du Pradel, où il habite. Ce domaine est entré dans safamille par un mariage avec une demoiselle de Serres, en 1640.Il conserve, avec soin , ce monument si précieux , échappé , on11e sait comment , aux troubles qui ont désolé long-temps leVivarais , et aux ravages exercés nommément au Pradel, qui futpresque détruit de fond en comble, dans le temps de ces guerresreligieuses , dont on ne sauroit trop détester la mémoire.
M. CaffarelLi, à qui l’on doit l’idée de la souscription pourélever cet obélisque en l’honneur d’OLiviER de Serres , nous amis à portée de vous donner tous ces détails. Dans une de seslettres il ajoute , avec modestie , en ce qui le concerne, ces parolesflatteuses pour la Société : « Le véritable monument, celui qui fera» connoître tout le mérite d’OLiviER, c’est la belle édition que
vous publiez, et qui a un mérite bien rare dans ce temps-ci,33 c’est d’être faite par des connoisseurs , et de ne pas être une33 entreprise d’argent, n
Un autre Magistrat, que je ne louerai point , parce qu’il estprésent à cette Séance , et que c’est chez lui que nous sommes ,M. le Préfet de la Seine, a cru devoir saisir aussi l’occasion d’ho-norer, dans cette ville même , patrie commune des François , lamémoire de notre auteur. Les embellissemens nombreux que reçoitcette capitale font voir , au milieu de la guerre, les travaux heureuxde la paix. On perce de nouvelles rues, on redresse les anciennes.1 VI. Frochot a arrêté que l’une de ces rues nouvellement pavée, la