DU THEATRE D’AGRICULTURE.
XXIX
Petit in- 4 °. de 4 feuillets non chiffrés pour letitre , l’épitre dédicatoire du traducteur au roiJacques I , et trois pièces de poésies angloisesen l’honneur à'Olivier de Serres ; 96 pages detexte, chiffrées de suite, puis ensuite un feuilletchiffré 81 au recto seulement, sans néanmoinsinterruption du texte , et au verso de ce feuil-let 81 , ainsi qu’au recto du feuillet suivant nonchiffré , sont deux gravures en bois.
L’ouvrage de N. Geffe, annoncé dans letitre , est paginé séparément et a un titre par-ticulier, avec cette épigraphe : propatriapario ;il a un feuillet pour le titre , 14 pages de texte( celle 2 est cotée 88 , sans doute aussi par er-reur) , et un feuillet non chiffré à la fin , pourun avis au lecteur ( lo the Reader) , daté deLondres , Bacon House, 20 Mai 1607; l’er-rata est au recto de ce feuillet.
Cette traduction est celle des deux Opusculesd ’Olivier de Serres ; le titre anglois, commenous l’avons vu tout-à-l’heure pour le titre alle-mand de la traduction de la Cueillete de laSoye , est beaucoup plus étendu que l’original,et cela étoit nécessaire pour donner de l’avan-tage à une chose encore nouvelle et inconnuedans les pays où on vouloit la propager. Voicià-peu-près la traduction du titre anglois : Leparfait usage des vers à soie et leurs bénéfices ;avec la plantation exacte et la conduite artifi-cielle des mûriers dont ils se nourrissent, etles fgures qui indiquent la manière de lesélever et de dévider la soie. La meilleure ma-nière de préparer l’écorce du mûrier blanc pouren faire de la toile et d’autres ouvrages : tra-duit en anglois, de l’original francois d’ Oli-vier de Serbes , seigneur du Pradel, par Ni-colas Geffe écuyer. On y a joint un traitéde ce dernier sur les moyens et la facilité qu’al’Angleterre de se procurer beaucoup de bellessoies en élevant chez elle des vers à soie ; cequi est démontré par des preuves non équivo-ques et par les bénéfces qu’en retirent tousceux de cette contrée qui nourrissent des vers;sujet qui cependant n’a jamais été traité jus-qu’ici dans cette Isle , etc.
La Cueillete de la Soye se termine à lapage 85 , et la Seconde richesse du Meurier blancoccupe les pages 86—93 5 le surplus est em-
ployé à la description des figures ajoutées à cettetraduction , figures qui sont prises dans l’ou-vrage de J. B. Le-Tellier, imprimé en i 6 o 3 ,ou dans celui de B. de Laffemas , imprimé eni 6 o 5 , indiqués , l’un et l’autre , par notre col-lègue M. Grégoire, dans son Essai Histo-rique sur l’état de l’Agriculture en Europe auXVL * siècle , placé en tête de notre premiervolume ( page cxlvj ) ; elles sont les mêmes dansles deux ouvrages.
Séguier, qui ne cite point la Cueillete de laSoye , ne parle de cette traduction angloise quecomme étant celle de la Seconde richesse duMeurier blanc seulement (1). Boehmer , en laplaçant immédiatement après celle-ci , jtaroitavoir commis la même erreur : il l’indique sousle format in-8°. (2).
L’abbé de Sauvages , en en rapportant le titrefort abrégé , se borne à dire en note , qu’ellen’est que la traduction d’une partie de l’ouvraged’ Olivier de Serres ( 3 ).
Il doit paroître étonnant aux bibliographesque Haller } qui étoit l’ami de Séguier et quiavoit son ouvrage sous les yeux, ait oublié cettetraduction.
Elle est dans la bibliothèque de Sir JosephBanks y et on la trouve dans son catalogue ,tome II, page 5 iq , et tome III, page 601.
Notre collègue M. Grégoire a bien indiquéles deux traductions allemande et angloise desOpuscules il' Olivier de Serres , dans son Essaisur l’état de l’Agriculture , page cxlvij.
Ces opuscules ne peuvent plus avoir aujour-d’hui d’autre mérite que celui qui tient à larareté bibliographique, et sous ce rapport lesamateurs continueront à les rechercher ; maisconsidérés sous celui qui les a fait rédiger, ilsdeviennent inutiles aux agriculteurs, puisque lepremier se trouve dans toutes les éditions duThéâtre d’Agriculture, et que le second nemanque qu’à celle de 1600, après laquelle il aparu , et à celle de M. Gisors , publiée enl’an XI ( 1802), en 4 volumes in-octavo , surcelle de 1600.
(1) Bibliotheca botanica, pag. 393.
(2) Bibliotheca scriptorum, etc. , pag. 252 .
( 3 ) Catalogue cité , page 3 .