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Tome II.
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CINQUIESME LIEU

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destinées à larrosage, pour décomposer le sul-fate de chaux (sélénite) quelles contiennentquelquefois , et pour les rendre moins suscep-tibles de sévaporer. Pour cet effet, on jette aufond des tonneaux qui reçoivent ces eaux , unetrentaine de livres (quinze kilogrammes) de cetengrais , et chaque fois quon est sur le pointdarroser on remue le mélange, afin que leause charge de cette substance et la transporteavec elle au pied des plantes qui ont besoin deau.Ce fluide , ainsi chargé de colombine , est em-ployé dans les potagers, pour arroser les arbresfruitiers qui sont jaunes ou malades; il produitsouvent un très-bon effet. Voyez, au reste, ce quia été dit de la fiente doie, ci-devant, chapitre V,note (4o) , page 180. (P.)

r.,gt 56 , ( 55 ) Parmi les moyens proposés pour assainir

le colombier, le plus efficace consiste à blanchirlintérieur au lait de chaux ; les autres sont lesmêmes que ceux indiqués ci-devant, chapitre II,note (14), page i 58 , pour assainir le poulailler.Mais ce nest pas assez demployer la ratissoirepour enlever les ordures , il convient de passerdans le houlin une brosse à poil rude pour en-traîner la vermine, Rozier observe que les amasde tiges de lavande destinées aux nids , nont pasun mérite plus réel que des brins de paille nonécrasée , et que les pigeons choisissent indiffé-remment les uns et les autres ; enfin , tout ce quipeut prévenir le méphitisme et écarter les insec-tes, contribue essentiellement à conserver cesoiseauxenétat devigueuretdesanté, etàlesmet-tre à labri dune foule daccidens et de maladies.

Le pigeon fuyard est un oiseau à demi-do-mestique , un esclave libre , qui, pouvant nousquitter , est retenu par les avantages qui luisont offerts. Ainsi, dès quil trouve dans lecolombier un gîte commode et spacieux , unabri salutaire , il sy établit avec sa femelle pourélever ensemble leurs petits ; il faut donc, pourque lhabitation leur plaise, y entretenir unegrande propreté : lobservation cjui suit serviraà démontrer combien elle a dinfluence sur laprospérité dun colombier.

Lorsque des propriétaires se déterminèrent àvenir habiter leur domaine , qui avoit été entreles mains dun fermier pendant un bail de neuf

années , ils trouvèrent le colombier, quilsavoient laissé amplement garni , abandonné ,sale et occupé par tous les ennemis des fugitifs ;leur premier soin fut de faire blanchir le co-lombier en dehors et en dedans , de réparer lesdégradations de lintérieur, de le nettoyer par-faitement , de le pourvoir deau et de sel enabondance ; avec ces seules précautions , le co-lombier se repeupla comme par enchantement,au point cpie, quand ils quittèrent de nouveauleur domaine , il sy trouvoitplus de cent cin-quante paires de pigeons , auxquels on ne don-noit pourtant presquaucune nourriture. Troisannées avoient suffi pour opérer ce changementet attirer même les déserteurs des colombiersdune lieue (un demi-myriamètre)àlaronde.(P.)

( 56 ) Le procédé indiqué pour châtrer le co- 5Sloinbier , cest-à-dire pour le purger des vieux co, o'" ,e 1.pigeons , nous paroît bien difficile dans son "exécution ; on peut même avancer avec Rozier,que ceux qui lont imaginé connoissoient malla manière dêtre du pigeon : leur ton affirmatifa déterminé lauteur du Cours complet dAgri-culture à répéter ces expériences ; en voici lerésultat : « Le sommeil du pigeon nest pas pro-fond , peu de chose léveille , il seffraye aumoindre bruit , et si un ou deux dentreux sedéplacent, tous les autres senfuyent, en seheurtant à droite et à gauche contre les murs ducolombier ; la mère qui couve les œufs les en-traîne avec elle , et tout est bientôt dans le dé-sordre et dans la confusion.» Un pareil procédéest tout aussi praticable que le moyen proposéaux enfans pour prendre les moineaux-francs ,celui de leur mettre un grain de sel sur la queue.

Au surplus , on a vu , et on voit encore tous lesjours , des colombiers vastes et peuplés , lespigeons , livrés à eux-mêmes , y vivent autantde temps quils peuvent ; et rarement trouve-t-on de vieux pigeons morts dans le colombier,parce que , vraisemblablement , les plus foiblestombent sous la griffe des oiseaux de proie. (T.)

( 5 y) Mille numûm, ou mille petits sesterces, Page 59,valoient 200 livres , ou 1 07 francs 53 centimes , c ° lom 1

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au commencement de lère vulgaire, selon Romede Lille , le meilleur métrologue.

Ainsi, la paire de pigeonneaux , qui se ven-