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CINQUIESME LIEU
Pagtcolonneligne 3 .
dont la Cueillète de la Soye étoit un échan-tillon; et il manque également dans l’éditionde M. Gisors , faite sur celle de 1600. (Voyezla Notice bibliographique qui est en tête de cevolume.) {H.)
>17, (98) Tout ce qu "'Olivier de Serres vient de
11 ’ dire sur les mûriers est aussi exact que précis ;cependant j’observerai, relativement à la pré-férence qu’il semble accorder à la feuille dumûrier blanc à fruit noir, qu’elle ne me paroîtpoint fondée , parce qu’on trouve des variétésde couleurs dans les fruits de mûriers , sur desraces dont les feuilles doivent être regardéescomme étant de même qualité. Chaque racepeut donner des fruits cpii varient depuis le blancjusqu’au noir. Il semblerait, au contraire , queles variétés à fruit blanc devroient donner desfeuilles plus délicates : jusqu’alors , au moins ,regarde-t-on comme une règle assez certaine ,que les végétaux dont quelques parties tirent surdes couleurs pâles , sont en général plus douxet plus tendres , soit au tact, soit relativementà la saveur et à la facilité de les broyer.
Voici les espèces du genre mûrier, tellesqu’elles sont maintenant le plus généralementadoptées :
M o ru s.
1°. — alba.
2°. — tinctoria.
3 °. — nigra.
4°. — rubra.
5 °. — papyrifera.
6°. — In die a.
7°. Tatarica,
8°. — x anthoxylum.9 0 . — Mauritiana.
Plus :
io°.
11°.1 2 °.13°.14°.15°.
Mûrier.
— blanc.
— des teinturiers.
— noir.
— rouge.
— à papier.
—■ de Tartarie.
— épineux.
— de l’Isle-de-France.
— à bois rouge.
— de Bourbon.
— râpe.
— à larges feuilles.
— à feuilles laciniées.
Le papyrifera et le tinctoria sont maintenant
retirés du genre morus , et forment le genreBroussonetia. Peut-être quelques autres espècesy rentreront-elles encore. Les quatre dernièresespèces sont peu connues , et sont extraites duDictionnaire de Botanique de l ’Encyclopédieméthodique. Restent neuf espèces , qui le sontdavantage , parmi lesquelles le rubra , le xan-thoxylum et le Mauritiana ne paraissent paspropres à être employés à la nourriture des versà soie. On ne doit donc considérer comme utileà cet emploi , que les
alba.nigra.
Indica.
Tatarica.
Cons tan tinopolitana.
De ces six espèces , le mûrier noir, morusnigra , celui dont on sert le fruit sur les tables,est assez bien connu : c’est celui dont Olivier de Serres parle.
Examinons maintenant ce qu’on doit penserdes espèces restantes.
I. Dans le genre du mûrier on n’est pointd’accord sur les espèces. Je serais tenté de pen-ser que le mûrier de Tartarie (morus Tatarica)n’est qu’une variété principale du mûrier blanc(morus alba) , parmi les races à fruits coloriés.P allas , lui-même (Flora Rossica) , ne faitconsister la différence entre ces deux espèces ,que par des pétioles moins longs, et par desfeuilles plus rudes dans le mûrier blanc ; maisces différences applicables au mûrier blanc, dansl’état de nature , ne le sont plus pour les va-riétés cultivées. Je dois cependant avouer quej’ai obtenu de graines , d’une race de mûrierblanc à fruits noirâtres , la même race , sans al-tération de couleurs , et qu’alors elle se rappor-terait très-bien au mûrier de Tartarie.
Pallas ne sait pas si ce mûrier est de Tar-tarie , ou s’il y a été introduit : il cite l’éditiondu Systema Naturce de Linné , par Reichard;mais il ne s’est pas aperçu que la phrase deMiller (Dictionnaire des Jardiniers , tome V,article Morus, n°. 7), adoptée par Reichard,appartient au morus Indica, et non au morusTatarica. Linné lui-mème a varié dans la syno-
Morus .