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SIXIESME LIEU
dra ses distances, longueurs , largeurset antres portions : ensemble aura-il desminces cliaisnes de 1er , pour tracer lesronds, grands etpetits, qu’il marquera èsendroits convenables : lesquelles cliais-nes sont à tel service meilleures de tellematière, que de cordages, ne de boyaux,demeurans tous-jours en un estât sanss’allonger ne racourcir , par humidité ,ne sécheresse , ne par trop ou peu tireret tendre, comme font toutes autres ma-tières , à l’intérest des mesures.
Comment Les herbes ainsi disposées , et cliaus-
'^uTieT'hïr- sées de terre , le plus uniment que faire
Aplanit' " se pourra, seront de mesme couppéesjustement quelques deux doigts sur de laterre, pour là s’accroistre par-ensemble.Elles seront cultivées fort soigneusement,sans souffrir qu’aucune herbe estrangèrese fourre parmi, ni auprès d’elles , lessarclant souvent avec toute curiosité ,sans pardonner à aucune plante s’escar-tant hors de son reng, par-ainsi paroistrale vuide et fond de la terre , comme estrequis ; et y ad-joustant l’embellissementdes terres de couleur , dont j’ai parlé,le compartiment s’en représentera très-
tes faut agréable à la veue. Seront aussi arrou-sées les herbes, sans qu’elles endurentla soif, autrement elles dessécheraient,mesme la première année de leur plan-teinent. La commodité ne sera petite,si l’eau y découle par rayons faicts auxbords des rangs des herbes , ou sans y enfaire aucun , arrouser le compartimentcomme prairie unie.
Bu una™ Le restant de la culture des comparti-
(les herbes.
mens et cle leurs bordures , des devises,chiffres , armoiries , passemens , guir-landes et semblables délicatesses , neconsiste qu’au tondre et roigner des her-
bes, lesquelles il convient tenir tous-joursen mesme estât, c’est assavoir, basse-ment, passée que soit la première annéequi leur est donnée pour reprinse. Pourtondre les bordures, passemens, et autresparties estans en ligne droicte , convientretendre le cordeau joignant l’endroitqu’on voudra roigner, et là justementavec des grands cizeaux emmanchés debois , coupper des herbes , tout ce quiexcédera la ligne. Quant aux ronds, etautres lignes curves, corps eslevés , fi-gures , et semblables gentillesses , plusdifficilement y ouvre-on, parce que c’estle seul oeil qui gouverne cela : en quoifaut qu’intervienne la dextérité du jar-dinier , refaçonnant labesongne, commede nouveau, à toutes les fois qu’il y mettrala main ; autrement, la beauté de l’ou-vrage se perdroit. Le temps de ce roigne-ment n’est restreint à autre terme, qu’àla sérénité du ciel, estant défendu toucheraux herbes en temps de pluie , de cha-leur , et de froidure , de peur de les fairemourir, ou du moins, par langueur, leurfaire perdre le lustre : toutes-fois, le prin-temps en est la meilleure saison. Ce seradonques qu’on tondra ces gentillesses,quand les herbes sur-hausseront leurs li-mites, les tenant tous-jours basses et quar-rées par le dessus et ès costés , joignansla terre pour maintenir leur bien-séance.
C’est un compartiment de ceux des comp.rti-
■ r 1 ] • rp • Il mens de jar-
nouveaux jardins du roi , aux i uillenes , d,nages.faisant un quarreau, dont les vuicfes sont Plancherremplis d’enrichissemens, au centre du-quel est une devise du roi.
Ce compartiment - ci, enrichi en ses pimcwi.vuides, est aussi un quarreau des jardinsdes Tuilleries.
De mesme cestui-ci est des comparti- pianciicin.
mens