458
SIXIESME LIEU
Instruction sur la culture du navet et de sesvariétés, 8 pages.
— sur la culture et les avantages du panais,6 pages.
— sur la culture et les avantages des planteslégumineuses, 4o pages.
— sur la culture du pavot simple , impropre-ment appelé œillet ou œillette, ou oliette , etsur les avantages de sa graine pour faire del’huile, 7 pages.
— sur le sarrazin, 7 pages.
— sur la conservation et les usages despommes de terre, 38 pages.
— sur la culture et les usages du mays ,32 pages.
— sur les effets des inondations et déhor-demens des rivières , relativement aux prairies ,aux récoltes de foins , et à la nourriture desanimaux , 18 pages.
— sur les effets des inondations et de lagelée , et sur les moyens d’y remédier, 14 pag.
- sur la destruction des hannetons, in~4°.
4 pages.
— sur l’échenillage, 4 pages.
Ces Instructions , ainsi qu’un assez grandnombre d’autres , publiées par les mêmes , surdifférentes branches de l’économie rurale et desarts , ont non-seulement été réimprimées plu-sieurs fois séparément, mais elles ont encoreété recueillies dans la Feuille du Cultivateur,in-4 0 ., et dans le Journal d’agriculture, rédigépar Borelly , in-8°. (*). {H.)
CHAPITRE IX.
Pne,* ,6%, (5o) Voici quelques observations relatives à
J*™ 11 ’ la première partie de ce chapitre , c’est-à-direà la culture du melon dans les pays chauds.
Un mètre et demi et plus (quatre à cinq pieds)de distance entre chaque plante , n’est pas né-cessaire ; un peu moins d’un mètre ( deux piedset demi ) suffit ; mais au lieu de cultiver d’autreslégumes dans les intervalles , il vaut mieux n’yrien mettre, et laisser tout le terrein aux melons.
(*) On trouvera la plupart de ces Instructions , ainsique les Journaux cités, dans la librairie de MadameIluzard.
Il paroît exagéré de semer vingt - cinq àtrente grains dans chaque fossette , si on 11’apas lieu de craindre tous lesaccidens possibles ;mais cela est peu important en comparaison dece qu’on trouve deux lignes plus bas , qu’il fautarracher tous les jettons qui en proviennent, àl’exception de trois ou cjuatre des plus vigou-reux. Pour avoir des plantes vraiment vigou-reuses , et par conséquent de beaux et bonsfruits, il est indispensable de ne laisser qu’unseul pied par fosse.
Toutes les recettes pour aromatiser la grainede melon , peuvent être regardées (et elles lesont à-peu-près de tout le monde) comme équi-valentes à zéro. Mais de l’infusion il résulte ceteffet, comme le remarque Olivier de Serres ,que la graine lève un peu plutôt, ce qui est utilequand on veut s’avancer.
On observera que la recommandation de nepas arroser les feuilles , qui convient peut-êtrelà où on arrosera par irrigation , n’est pas appli-cable aux mouillures qui se donnent avec l’ar-rosoir. Beaucoup de jardiniers tiennent à cetteidée ; mais il est bien reconnu qu’il n’y a aucuninconvénient à arroser les feuilles quand laplante est vigoureuse et bien portante , et quela saison réclame une mouillure. Il y a plus ,c’est que, quelquefois, un pied de melon nevoudra pas une goutte d’eau à ses racines , quise trouvera parfaitement bien d’une bassinuresur ses feuilles ; cas auquel la pratique est d’ac-cord avec la théorie.
La méthode de retrancher , à l’approche dela maturité du fruit, une partie du ramage , etla plupart des feuilles , pourra bien hâter unpeu la maturité ; mais, à coup sûr, ce sera augrand détriment de la qualité , car cette opéra-tion , et sur-tout l’effeuillement, ne peut avoirun autre effet que d’arrêter la végétation ; et dès-lors c’est-à-peu près comme si on avoit coupé lefruit avant sa maturité, ce qui n’est pas le moyende le faire achever en perfection, ün peut voirtous les jours qu’il n’y a pas de meilleurs me-lons que ceux qui ont complètement mûri surun pied encore bien en sève , et qui, par consé-quent, ont reçu, jusqu’au dernier moment, lessucs nourriciers de la plante.
Plusieurs de ces observations sont également