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SEPTIESME LIEU
Quitte rente puisse couler ès lieux destinés. Et moyen-
lui donner; 1 1 1 1 * i "
et ,ou, quel- nant que le plomb du niveau pende tantsoit peu, ne cloubtes que 1 eau n aille parle canal ainsi préparé. Ceci est considé-rable, que tant plus grande abondanced’eau y a-il, plus viste va-elle , voire nes’arrestera nullement, bien-que le clieminn’eust aucune pente , parce qu’une eaupousse l’autre avec violence. Pour la-quelle cause, plus de liberté a-on deconduire une grande, qu’une petite eau,ceste-là, allant en canal peu ou proupendant : mais ceste-ci, ne peut découlerque par chemin ayant raisonnable pente.fouettant Aussi sont à noter la largeur et la pro-
la largeur du /• -i ■> -î •
ranal. tondeur du canal , pour les mesurer , parl’eau, et par le chemin : afin que selon lagrandeur ou petitesse de l’eau , grandeou petite pente du lieu , le canal se facelarge ou estroict, et de mesme profond.Encores que l’eau soit abondante, si elleest en lieu fort pendant, estroict canalsuffira pour sa contenue : et au contraire,une petite eau estant en endroit peu pen-dant , requiert d’avoir le canal fort large.A la résolution de cest avis, aidera beau-coup l’imaginationdu service que désironstirer de nostre eau. Car si ce sont grandesestendues de prairies ou autres terroirs ,qu’en désirons arrouser : si la voulonsemployer en moulins de remarque : ou àla fourniture de grands estangs , sonabondance, pouvant satisfaire à ces cho-ses , plus large et plus profond en faudratenir le canal , que pour mesnages deramp,of.- moindre importance. Oui sera pour toute
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ns que Ceau mesure , dont a 1 oed , nostre père - de-famille ordonnera, par son bon sens :mettant en conte les engraissemens quecharrie l’eau en temps de pluie, procédansdes laveures des champs labourés , et
fumés , pour n’en perdre aucuns , ainsafin de les recevoir tous , faire que lecanal, pour mince que soit l’eau , de-meure plustost trop grand, que trop petit.
Se doit estudier, le père-de-famille, à f.<i nie,,-probablement disposer cest ouvrage, a u canal ace qu’avec peu de despence il s’entretien- Fr °-“'ne , et que non-sujet à fréquente ruine ,se conserve longuement en bon estât. Laprinse de l’eau en est le plus difficile ar-ticle , ayant à résister à l’impétuosité deseaux, dont souventes-fois avient, qu’elleest emportée par les ravines des pluies.
Si avés de reste 4 e niveau , c’est à dire,si pouvés prendre l’eau tant hautementqu’il vous plaira, et que le lieu soit ro-cher , pourveoirés à ceci dès le commen-cement : car il ne faut que creuser laprinse de l’eau dès le rocher pour la fairede perpétuelle durée : où parti de là, n’yaura autre chose à réparer, que d’en osterle gravier et terrain qui en bouchent l’en-trée , quand les eaux s’engrossissent parles pluies. Et encores que pour sa durté , Dam hro-
Il | ' * 11 * c ^ er est
le rocher couste beaucoup a tailler , si meiiUur.est-ce que le non-refaire rendra l’œuvre àbon marché : et causera davantage grandrepos, n’estant à tous coups en pensementd’y remettre la main ; comme il avient àtoutes autres prinses d’eau, ausquelles ya tous-jours de la besongne, et souven-tes-fois , est-on contraint à les réédifierde nouveau.
S’il escheoit que pour la bassesse du Hausser ialieu , il falle hausser la prinse , afin de Veau avec pi-ramonter l’eau la jettant dans le canal , l °J“ nsla chose se fera à profit, pourveu que le cher ■fonds soit rocher: dans lequel fourrera-ondroictement des gros bois, qui portansdes pièces traversantes , feront la prinsedel’eau. Telle prinse durera longuement,