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SEPTIESME LIEU
dure en seront les puits. On les bastirade bonne matière, en laissant en basplusieurs trous pour l’entrée des eaux dessources. De les cimenter ne vous mettesen peine , n’en estant nullement besoin.leur figure. Leur figure sera à volonté ; car quellequ’elle soit, ronde, quarrée, ou autre,l’eau s’y amasse, et y est conservée tous-leur ca T a- jours de mesme. La contenue demeureraaussi à liberté, pour faire les puits grandsou petits: toutes-fois, la raison voulant,que plus contienne le grand que le petitvaze ,nousferonsles puits plustostgrandsque petits. Ce qui servira aussi à la qua-lité de l’eau , d’autant qu’on tient quemeilleure sort-elle de grande abondance ,que de petite quantité. Comme j’ai dictdu réceptacle de la fontaine, au bord dupuits se despend tant qu’on veut, selon larichesse de la matière et de l’ouvrage :sur quoi certaine ordonnance ne peutestre baillée en cest endroit , d’autantqu’elle despend des moyens et désir duseigneur.
Comment en Pour puiser l’eau du puits , au service
urerteau. or jj na ] re f divers instrumens sont em-ployés, dont les plus communs sont seauxde cuivre , de cuir, de bois : avec descordes , chaisnes et polies accommodéesdiversement, selon les inventions des ou-vriers. Aucuns se servent de sirinmies ,
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soupapes, bassecules, et autres ingénieuxinstrumens pour’ ramonter l’eau des puitsdécoulant en grande abondance, à modede fontaine , avec peu de force , faisansmouvoir telles machines. Autres , avecde grandes roues tournantes par unebeste, ayans des quaisses ou des barilles,puisent l’eau pour l’arrousement des jar-dins. De telle roue, comme les chosess’affinent de jour à autre, pourl’espargne,
aucuns ont cassé la beste , et au lieu d’i-celle, ont mis un homme, qui estant assisavec beaucoup d’aisance, comme en sejouant, avec les pieds et les mains, faict ceservice-fà. Et passant jdus outre, par au-tres inventions l’on faict ramonter l’eau,rejaillissant hautement, comme cela sevoid à Sainct - Germain en Laie parmiles merveilles des fontaines du roi ( 9 ).
Près du puits, l’on bastira les auges re- Del augetquises, pour abbruver le bestail, et serviraux arrousemens , qu’on dressera selonles lieux et les nécessités. A l’entretene- Faut tenir
, . y -1 j , nettement U
ment du puits n y a autre besongne, qu a puils .le tenir bien net 5 à telle cause, le curantune fois l’année , et gardant d’y laisserjetter aucunes immondices. Pour con-server le puits nettement, aucuns entiennent les gueules fermées ; mais plu-sieurs , au contraire , les laissans des-couvertes , s’asseurent que l’aer entrantdedans le puits, en repurge l’eau. Commeaussi servira à la bonté de l’eau , le fré-quent tirer , tant plus agréable et plussaine se rendant elle, que plus on en pui-sera, et en ce faisant l’on la battra etrompra.
CHAPITRE V.
Les Cisternes.
Mais si trop de despence vous refroiditde caver des puits d’extraordinaire pro-fondité , forcé par le naturel du climat,ne favorisant que bien peu l’oeuvre, re-courrés à l’extreme remède d’avoir del’eau, qui est aux cisternes, tant asseuré,néantmoins, que par tout où il vous plaira,vous-vous accommoderés d’eau avec frais
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