DU THÉÂTRE D’ AGRICULTURE.
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La cisterne modérés. Peu ou point de cisternes treu-
tout où l’on ve-on es mazures de I antiquité, parce ,à mon avis, que les Romains préposoientaux cisternes , les belles fontaines , qu’àquelque prix et labeur que ce fust, ilslaisoient conduire cliés eux; et à faute deles pouvoir avoir , n’espargnoient rien àcreuser des puits. Bien, ès vieux basti-mens des Gots, despuis sept ou liuict censans en çà , en void-on sur des couppeauxOù la cis - des rochers. Plusieurs lieux de nostre
terne est fort , 5 .
en usage. temps , n ont autre eau que de cisterne ;
tesmoin Aubenas , ville de Vivaretz enLanguedoc , où, par les seules cisternes ,le peuple y est bien abbruvé, et soit liyverou esté, jamais n’y a faute d’eau. Venize,qui est une des merveilles du monde pourl’abondance de son peuple, n’a autre eauque de cisterne : qui sera le seul exempleprins hors ce royaume, entre plusieursautres, que je vous représenterai sur cemesnage. Sans aucune sujection donques,nous dresserons des cisternes ès endroitsdu logis qui mieux nous aggréera , soitau bas , au milieu, ou au haut : en celaimitant nos Ancestres , qui nous en ontlaissé au plus eslevé endroit des clias-teaux, dans les espesseurs de leurs grossesmurailles. Deux telles cisternes se voyentencores toutes entières en Vivaretz, l’uneà Baix-sur-Baix, l’autre àMirabel, bastiesau faiste des chasteaux desdicts lieux, oùpour leur fourniture, l’eau de la pluiedécouloit des terrasses supérieures.
Qu’est - ce La cisterne est un réceptacle d’eau de
que cisterne. q • , -.t
pluie, ou pour tous usages, elle se con-serve sainement et tant longuement qu’onCe qui y ett veut. A la dresser, convient aviser au
d'observable. . i i*i , ,
lieu ; car bien-que la liberté soit grande ^le pouvant choisir à plaisir, cela est tou-tes-fois sous condition, que ce soit en
endroit exempt de toute saleté , afin quel’eau n’en tienne seulement l’apparence,le voisinage en estant suspect, autantque la netteté est en cest endroit recom-mendable. Que la cisterne ne soit ex-posée au soleil, ni au vent, ains couvertede l’un et de l’autre, pour tant mieuxs’y conserver l’eau sans estre exhalée.
Car, pour la mesme cause, la cisterneveut estre continuellement tenue close,sans permettre l’aer , par exhalaison,en retirer le plus subtil, laissant au fonsle terrestre. A quoi pour sa légèreté cesteeau-ci de pluie , est plus sujette que celledu puits, qui tenant du terrestre quelquechose, et ses sources fournissans à la filenouvelle matière, faict les puits demeurerpresques tous-jours en mesme estât.
Dont n’importe beaucoup de les tenirclos, ou ouverts : comme aussi n’est-onencores tumbé d’accord sur cest article.
Pour l’aisance d’en faire vuider l’eau parle bas, parmi les bastimens en lieu es-levé , asserra-on la cisterne , sans toutes-fois la faire joindre à aucune face de l’ex-téi'ieur du logis : afin que l’eau soit, etplus abondante, et plus fresche qu’enautre endroit. La voulant dans terre ,comme le puits, ce sera en l’endroitqu’il vous plaira, que l’édifierés, à lacharge de lui faire un couvert par dessus,pour les raisons dictes ci-après. Et comme „ ar .l’on tasche de conserver dans la cisterne d "i ue, ’ e " u
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l’eau qu’y voulés enfermer , aussi avec dl,mmesme soin, pourveoirrés qu’aucuneautre n’y entre par le dehors , de peurque ce meslinge ne corrompe la provi-sion . Cela se rapporte à la cistei’ne enfouiedans terre , où les eaux des champs s’ef-forcent de pénétrer ; selon le naturel detoutes eaux , qui est de se retraire aux