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Tome II. IIe. Partie.
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SEPTIESME LIEU

"Le taillis l’advancé secours des taillis, c’est à tellej, eu de sorte de bois, que premièrement ions em-tenipt. pl 0 i e f tendant plus ample service du lent

accroissement des forests. Toutes sortes debois désirent d’estre exemptes du ravagedes bestes, en leur commencement. Parquoi, curieusement convient clorre lesjeunes arbres , à ce qu’aucun bestail nui-sible n’y ait accès ; de l’importunité du-quel, par ce moyen, non seulement l’onles préservera, ains du mal que la tropgrande fréquentation des hommes apporteaux nouvelles plantes, dont le souvent ma-nier les faict avorter, et en suite mourir.

CHAPITRE VIII.

Le Taillis .

7w un L’art icr e du clorre donques sera lepremier recommandé pour le taillis , le-me.r te taillis. q Ue } sans estre fermé ne peut subsister,à cause de la bassesse de ses arbres don-nant grande prinse au bestail. De quatre~~ en quatre jiieds, ou de cinq en cinq, se-

ront plantés les arbres, afin que par tellepetite distance, le taillis se rende touffu,Double uli - pour rapporter bois en abondance, etservir de retraicte aux connus, s en for-mant la garenne : dont le taillis est d’au-tant plus désirable, que plus on recercbeSa disposi- les choses diversement utiles (20). A lamâmin'jin manière des vignes, l’on plante ces arbres-k> C D c ’ est assavoir, en rayon ou fossé ou-vert, comblantl’un à mesure qu’on creusel’autre, dont le fons se rompt universel-lement, sans y rester rien de ferme, àl’utilité des arbres, estendans leurs ra-cines avec grand advancement, dans la

terre mouvée de nouveau. Mais cela en-garde d’en faire cuire la terre par letemps , selon la pratique des fruictiers ,pour tant mieux recevoir les arbres : àcause que la place défaut, pour séjournerla terre sortie du fossé , pendant qu’ice-lui demeure ouvert pour se préparer. Sitoutes-fois l’on veut préférer la prépara-tion de la terre, à son universel remue-ment , ainsi se pourra faire, mais à tellecondition , que d’esloigner les rayons oufossés l’un de l’autre, de sept à liuictpieds , pour, sur ce vuide , reposer laterre pour autant de temps qu’on voudralaisser ouverts les rayons, afin de se cuirepar les froidures et chaleurs. Telle dis-tance espargnera presques la moitié duplant des arbres , qui pourra estre com-modité , où on l’a escharcement. Et à ceque le taillis ne demeure défectueux, parestre trop rarement planté, au bout d’uncouple d’années , les nouveaux jettonsdes arbres seront provignés dans ce vuide-là, et couchés comme la vigne : lequelremjili, le taillis s’en treuvera suffisam-ment fourni. La terre aussi de tel entre-deux des fossés, par ce moyen, se rom-pra entièrement, sans qu’aucune durtéy demeure, empeschant le chemin desracines , ains sans destourbier, commo-dément se logeront-elles dans terre. Cela Quels arbress’entend des arbres provignables, commemeuriers, coudriers et autres : car deschesnes et semblables , qui ne souffrenttel maniement, ne se peut-on servir encest endroit. Pour laquelle restrinction ,et autres raisons suivantes, meilleur estde dresser le taillis tout d’une venue enle remplissant au commencement, quede délayer en espérance de l’achever defournir par le provignement au bout de