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Tome II. IIe. Partie.
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DU THEATRE D AGRICULTURE.

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D* la Touchant les oziers, la cueillète de leurcZn. de> rapport est un peu différente de celle desprécédentes plantes ; dautant que leurprofit consiste, principalement, aux li-gatures , sans grand espoir den tirer dubois pour le chauffage. Cest pourquoi,chacun an, les despouille-on entièrementde leurs jettons, retirant tout ce que lesarbres rapportent en tel temps : car dat-tendre davantage, leur engrossissementles rendroit imployables , et par consé-quent inutiles en ce ils sont destinés.En quoi ils différent des autres plantesaquatiques , aussi en la façon de leurcouppe , et en leur temps. Et tout celapour le regard quon a à la durée desoziers en œuvre, à laquelle servent plu-sieurs années , mesmement en tines etComment tonneaux. La façon de leur trenche serajaïue. jPgsiTg raze à la teste de larbre, sans ylaisser aucuns cliiquots , comme lon faictès saules et peupliers ; dautant quenayans les oziers besoin de gros jettons,comme a esté dict, ains de desliés et sub-tils , plus minces et plus ployables sorti-ront-ils par le travers du vieil bois et en-durci, que ne feraient du nouveau, laisséEn quel ès chiquots. A quoi aussi aide fort lestâtlune. de la tune. Uar repoussans plus vigou-reusement les arbres taillés en croissant,quen decours , ainsi quà esté monstré èsprécédents ; par la taille du décours, lavertu des oziers à rejecter, est aucune-ment rabbattue au profit des liens, quiplus souples et serviables en sortent-ils ,et de plus de durée en œuvre, que taillésEn quel en croissant. Cest aussi un poinct no-P table pour laugmentation de la valeurdes liens , que de les cueillir en parfaictematurité. Par quoi ne seront tondus lesoziers devant le commencement dOc-Théâtre dAgriculture , Tome II.

tobre, que leurs rejects auront attaintleur entier accroissement. Mieux mesnagésera toutes - fois , dattendre lissue delhyver, et pour larbre et pour les liens,car en telle tardive couppe , larbre estexempt de la crainte des froidures ; et lesliens en seront de tant meilleur service,que plus de loisir auront-ils eu de sa-chever de nourrir sur leur mère. Nestanttoutes-fois, par telle attente, le père-de-famille privé den pouvoir tirer de jour àautre pour les nécessités : mais ce seraavec telle considération, que le moins ytoucher devant ce terme - , sera lemeilleur.

Si ceste taille tant raze et juste , rap-porte des liens doux et flexibles, commelon désire, aussi leurs mères en reçoiventle dommage représenté sur le propos dessaules et des peupliers ; assavoir quellesse peinent très-fort à reproduire de nou-veau , et à la longue sen seichent et ta-rissent. Pour laquelle perte prévenir ,sera bon laisser à la teste de chacunarbre, un ou deux brins, chacun longde deux ou trois pieds : et les reployanset recourbans par-entreux en archet,comme vigne accommodée à lignolot,laisser par rebourgeonner les oziers ;afin que par la tendreur de ce nouveaubois , les oziers se puissent renouveller.En cela aucune sujection ny a-il, nes-tant - on contraint de réitérer le remèdechacun an : ains seulement, lors quonsappercevra , la plante se descliéant, enavoir besoin. Comme aussi est-on en li-berté de coupper partie ou le tout de cerenouvellement, quand on voudra. Parce moyen, les oziers se maintiendronttrès-bien, et en estât pour servir longuesannées. Et de ces mesmes brins laissés,E e e e

Rcnouvel -1er les vieuxoziers .