DU THEATRE D’AGRICULTURE.
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colonne IT tligne 35 .
On confond, sous le nom de peuplier blanc,deux arbres différens ; le grand peuplier deHollande ou l’hypreau ( populus alba ) , et ce-lui à petites feuilles, ou la grisaille ( populuscanescens , autgrisea.) {Ce.)
( 36 ) Vège. Nous avons cherché inutile-ment quel étoit l’arbrisseau connu sous ce nom.L’abbé de Sauvages , dans son Dictionnairelanguedocien , dit qu’on appelle vîjhe de l’o-sier, quoique le mot se dise proprement d’uneespèce de saule, et qu’on donne généralement cenom à tous les jeunes rejetons qu’on coupe dansles sausaies, pour faire des ouvrages de vanne-rie. Vijhêiro est une sausaie, ou une oseraie.
Tamaris ou tamarisc de Narbonne {tamarixGallica) pour le distinguer de celui d’Alle magne {tamarix Germanica). { Ce. et H.)
CHAPITRE XI.
Pa.cSfî, ( 37 ) On nomme osiers les espèces de saules
z/.™™ 1 ’ ^ 011t Ls branches sont flexibles. Caton regar-doit la culture des osiers comme une des plusproductives. Le genre saule {salix ) n’est pastrès-bien connu ; il est difficile d’y distinguer ,avec certitude , les espèces des variétés : aussiles botanistes ne sont-ils point d’accord entreeux à ce sujet. Voici les principales espèces desaules employées comme osiers : les trois deColumelle, qu’ Olivier de Serres cite , y trou-veront leurs places.
! Osier jaune.
-— franc.
— grec.
C’est un de ceux qu’on doit préférer , il estcultivé dans beaucoup de pays. Il est très-tenace.
r . ( Rameaux
II. Salix purpurea.\ sierr °ug e ') d’unrouge\ -gaulors.^ brun _
Il est fort généralement cultivé : il se refendtrès-bien.
III. Salix rubra, de Miller.
— -vulgaris rubens, de Caspar Bauldn.Linné cite avec doute cette phrase , sous lesalix pentandra. Je ne crois pas qu’elle puisselui appartenir. La plupart des botanistes n’ont
point fait mention de cette espèce. Duhamell’appelle l’osier rouge desvigmes; il ne cite quecette espèce, et ne parle point (de la précédente.
Je pense que c’est à cette espèce' que se rapportel’osier sabin, ou amerin, de Columelle. Il sepeut qu’il y ait confusion entres cette espèce-ciet 1 'amygdalina t l’une des suiv antes. S’ilfalloitcompulser toutes les autorités sur ce point, etchercher à les éclaircir, on feroit une longuedissertation , et non une note-
j-xt o /* • ■ /■ S Osier blanc.
IV . oalix vimmalis. <
(. _ brun.
Ce nom est aussi donné à un peuplier, à causedes mêmes usages.
Cette espèce est fort employée, ses rameauxsont très-longs.
V. Salix amygdalina.
Haller pense que ce devroit être l’osierrouge de Duhamel. (Voyez l’espèce ci-dessus ,n°. III. )
C’est l’osier pourpre de BJirie. Cette espèceest employée utilement.
17 -t o j f Rameaux d’un jaune
VI. baux tnandra.l .
I brun.
VII. Salix hélix. . \ RamC:arJX a0Ûtés ’. U -
l gèrem.ent purpurins.
Ces deux dernières espèces , (employées dansplusieurs pays, fournissent des; rameaux très-flexibles.
Ce saule des environs de Pa ri s , ainsi que lesprécédens , est employé, dans quelques lieux ,aux mêmes usages économiques..
Ce seroitun travail utile à F économie domes-tique que de former un tableau d>e toutes les es-pèces ligneuses ,dont les branc hes ou les écorcespeuvent être employées à faire (des liens et desouvrages de vannerie. ( Ce. )
(38) Ce passage peut faire croire qu 'Olivier Page 5 79 ,de Serres entend qu’on doit étiêtier les arbres en 1 ’
les plantant. On doit seulement rapprocher lesbranches , et différer cette opération jusqu’àl’instant où la sève se met en mo’uvement; alorson n’a pas besoin d’attendre , piourplanter, cequi, le plus souvent, est préjudiciable , à moinsque le terrein ne soit submergé. {Ce.)
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