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HUICTIESME LIEU
ei noter avoir du carbassat, de l’escorce et de laC toùteconf- cliair de cilron, des abricots, des prunes,turr. cimre. gt au f res f ru icts clairs pour lesquels ser-vira cest avis , sans le redire. Et se ferace changement-ci, sans nulle despence ,employant à propos le syrop qu’on retiredu Iruict (bien-qu’il ait servi) à faired’autres confitures , dont l’obscurité n’abesoin de tant particulière recerclie.
Petiti Au sel mettra-on des petits melons et’cÔncôm- concombres entiers, de deux à trois doigtslreu de long , verts et fort tendres, pour aprèsy avoir demeuré dix ou douze jours , lesdessaler, et en suite confire ; pour finale-ment les mettre au sec, ou sans descliet,ni de corps ni de couleur, se représente-ront très-bien.
Yetiti De mesme l’on fera des petits limonso2ngei'‘ et oranges , entiers, soit pour les saler ,dessaler , confire au liquide , soit finale-ment , pour les faire passer par le sec :duquel sortiront beaux à voir , pour leurnaturelle figure , et naif've couleur : es-tons aussi plaisans au manger, pour leurbon <roust, et salutaire à la santé.
Abricots. En ce reng seront les abricots, le tempsainsi l’ordonnant. Nos pères confissoientles abricots à la manière des cerises ,tous entiers , sans peller, les faisans cuiredans le succre, à une seule venue , et lesgardans toute l’année dans le syrop. Au-cuns tiennent encores telle façon. Mais laplus-part les pellent, et leur ostent lenoiau, les applattissans en rond, commeprunes de Brignole, les confissans à lamanière susdicle : et comme par succes-sion de temps, l’on apprend tous-joursquelque chose de nouveau, y en a quiles mettent au sec, où ils se représententbien , beaux et clairs. Mais qui désireraavoir des abricots, encores mieux quali-
fiés , sans guières s’escarter de leur na-turel, gardans beaucoup de leur naifvecouleur, ayant le corps transparant etdiaphane , y voyant à travers le noiau ,les préparera ainsi. Choisira la meilleurerace d’abricots , sains et entiers, de bellecouleur , non du tout meurs , ains un peuverdelets et fermes, pour mieux résisterau succre ; sans les peller ni ouvrir , lesjettera tous entiers dans l’eau bouillante,pour le passage, les maniant doucementsans les froixer. Après, seront arrengésdans la terrine, là confits avec les obser-vations nécessaires, mesme de la qualitédu syrop, représentées, variant selon lesjours j sur quoi l’on ne se peut aucune-ment dispencer. Moyennant lesquelles,le syrop pénétrera jusques au cœur dunoiau, quoi-que la coque d’icelui soitdure et inamolissable : lequel noiau,estant naturellement de douce saveur( comme des races d’abricots y a-il, telsles jiroduisans, qu’on mange comme noi-silles), par le susdict ordre, se remplirontde succre, et confiront comme la chair desabricots j ainsi, en cefruict, se treuveradouble confiture. Le noiau estant amer ,selon l’ordinaire des communs abricots ,le succre ne laissera de s’y rendre -, ad-doucissant quelque peu son amertume,ainsi que notoirement le recognoistrés enles goustant. Après que les abricots confitsauront séjourné au liquide un mois, jiour-ront estre mis au sec ; recevans leur der-nier succre , qui leur donnera lustre re-quis à tant précieuse confiture.
Les petites poires musquées et blan- Petites po i-quètes, suivent pied à pied les abricots, ™ ’TùlquZpour de mesme qu’eux , estre traictées ,au passage, au confire au liquide , et ensuite , au sec. L’on ne les pellera ni fen-